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je suis en train de lire...

 

 

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La vie d'une autre

 

Frédérique Deghelt

7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 13:29

les apparences Ce thriller machiavélique m'a aspirée dès les premières lignes...

Amy a disparu. Tous les indices laissent à penser qu'elle a été kidnappée ou tuée. Nick, son mari est le premier suspecté...


Gillian Flynn manipule avec beaucoup d'habileté son lecteur et le mène de fausses pistes en fausses pistes par de multiples rebondissements tous inattendus.  Ecrit comme un journal à quatre mains, alernativement par l'homme et par la femme, son roman est parsemé ça et là de petites réflexions acides et ironiques sur le couple.

 

J'espérais un autre dénouement, mais je dois reconnaître que jusqu'à la fin j'ai été incapable de deviner comment cette histoire parfois abracadabrante allait se terminer. L'auteur nous démontre avec brio que les apparences sont trompeuses.


Un livre écrit dans un style alerte et rythmé qu'on n'a pas envie de lâcher. On ne s'y ennuie pas une seconde.

 

Ce roman a été adapté au cinéma sous le titre de Gone Girl par David Fincher avec Rosamund Pike et Ben Afleck.

 

extrait : "Ce don manquait à beaucoup de gens. : celui de savoir quand il faut se casser. Les gens adorent parler, or je n'ai jamais été très loquace. Je poursuis sans cesse un monologue intérieur, mais il arrive souvent que les mots n'atteignent pas mes lèvres. Elle est jolie aujourd'hui, je pense, mais pour une raison ou pour une autre, ça ne me viendrait pas à l'esprit de le dire à haute voix. Ma mère parlait, ma soeur parlait. J'avais été élevé pour écouter. Aussi, être assis sur le canapé, tout seul, sans parler, me faisait l'effet d'un luxe."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLes apparences, Gillian Flynn, Le Livre de Poche, 692 pages.

19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 22:18

Lle-vieux-copie-2.jpges premières pages de ce livres m'ont emballée. J'y retrouvais la fantaisie des romans de Arto Paasilina, le même air de liberté, le même type de personnages farfelus, le même esprit d'entraide et de solidarité qui anime ses personnages.


Allan, ancien artificier et spécialiste en bombes de toutes sortes,  lassé de la vie débilitante qu'il mène dans une maison de retraite, s'évade le jour de ses cent ans et part à l'aventure. En chemin, il va vivre des expériences toutes plus improbables les unes que les autres et côtoyer des personnages hauts en couleur. En alternance, le parcours de sa vie incroyable est raconté : ses pérégrinations à travers le monde, d'un continent à l'autre, ses rencontres avec les plus grands de ce monde... Au passage, l'auteur nous offre un récapitulatif très abrégé de l'histoire du XXème siècle dont Allan est un témoin privilégié.


Un roman qui a tout pour être passionnant : drôle, rythmé, bourré de trouvailles originales... Et pourtant, au bout de quelques chapitres, je me suis lassée. Trop de fantaisie tue la fantaisie. Au bout d'un moment,  les anecdotes invraisemblables s'accumulent et deviennent un brin répétitive, l'effet de surprise disparaît et on finit par comprendre les ficelles que l'auteur a semblé utiliser pour tenir son lecteur en haleine. Un roman léger et, avant tout, distrayant.

 

premières phrases : "On se dit qu'il aurait pu se décider avant et qu'il aurait du avoir au moins le courage de prévenir son entourage de sa décision. Mais Alla Karlsson n'avait jamais été du genre à réfléchir longtemps avant d'agir.

L'idée avait donc eu à peine le temps de germer dans l'esprit du vieil homme qu'il avait déjà ouvert la fenêtre de sa chambre située au premier étage de la maison de retraite de Malmköping dans le Södermanland, et qu'il s'était retrouvé debout sur la plate-bande  dans le jardin.

L'acrobatie l'avait un peu secoué, ce qui n'avait rien de très étonnant, vu que ce jour-là Allan allait avoir cent ans. La réception organisée pour son centenaire, dans le réfectoire de l'établissement, commençait dans une heure à peine. L'adjoint  au maire lui-même était invité. Et le journal local avait prévu de couvrir l'événement. Tous les vieux étaient évidemment sur leur trente et un, ainsi que le personnel au complet avec Alice la Colère en tête de peloton.

Seul le roi de la fête allait manquer à l'appel."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gif
 


23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 22:16

desolations.gifComme Sukkwann Island du même auteur, Désolations se situe en Alaska.

Un homme, Gary, construit une cabane sur une île au milieu d'un lac dans le but de s'y installer un jour. Il s'obstine malgré les obstacles et les difficultés qui se présentent à lui. Sa femme Irene a renoncé à l'en dissuader et l'accompagne dans ce projet.

Dans ce roman, comme dans Sukkwann Island, l'atmosphère est pesante et pessimiste. Dans son livre précédent, David Vann mettait en scène la relation d'un père avec son fils. Ici il est question des relations hommes-femmes : principalement celle de Gary et Irene, et celle de leur fille Rhoda avec son petit ami Jim. Il donne une vision amère des relations humaines faites de tromperies, de non-dits et de frustration.  Les femmes sont victimes, naïves ou manipulatrices, les hommes sont faibles, lâches ou menteurs. Tous sont atteints soit de folie soit de duplicité. Le personnage qui semble le plus sain et équilibré semble être Rhoda. C'est en quelque sorte la figure de l'innocence bafouée. Au final, tous sont englués dans une fatalité désespérante.

Autour d'eux, les paysages fascinants de l'Alaska sont parfaitement décrit par l'auteur comme un pays froid, humide et hostile. Rien n'y est authentique, la chaleur humaine y est absente. La Nature est implacable et indifférente. Le climat semble déteindre sur les personnages qui sont arrivés dans la région pleins d'idéaux et d'illusions. Tous les ont perdus au fil des années. Les éléments qui se déchainent semblent les avoir effacés petit à petit. 

Une fois de plus David Vann m'a captivée avec ce roman à la fois brillant et glaçant.

 

extrait : "Gary se détourna. C'était le genre de moment qu'il attendait, elle le savait. Si cette cabane ridicule suscitait suffisamment de disputes, il pourrait justifier son départ. Il la mettait dans une situation impossible, puis il décrétait que le mariage en lui même était impossible. Et le plus beau dans tout cela, c'est qu'il se mentait si bien à lui même qu'il était persuadé d'être le gentil, dans l'affaire. Il croyait dur comme fer avoir fait de son mieux.

Ecoute, dit-elle. Tu peux les construire à trois mêtres avec un petit couloir de communication. On mettra une porte à chaque extrémité. Et peut-être comme ça on ne sentira rien.

Gary réfléchit. Il longea le mur arrière de la cabane, tourna sur lui-même plusieurs fois, fit les cent pas pour s'éclaircir l'esprit.. OK, dit-il enfin. Je peux faire un truc de ce genre. Mais on va être obligés de déplacer la tente à outils pour avoir de la place.

Crise évitée, et puisque c'était aussi simple que cela, elle se demanda si elle pouvait refuser le projet dans son intégralité. Dire non à la globalité et rentrer à la maison. Mais elle savait que c'était impossible. Parce tout ça était bien plus qu'une simple histoire de cabane."


smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifDésolations, David Vann, Edition Gallmeister, 326 pages.

31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 18:02

le mecDésirée et Benny se croisent régulièrement au cimetière. Elle va se recueillir sur la tombe de son défunt époux, lui, sur celle de sa maman.

A priori tout les sépare. Désirée est veuve, bibliothécaire, citadine et cultivée. Benny est agriculteur, célibataire et a toujours vécu avec sa mère. Au début, il ne peuvent pas se supporter. Pourtant, un jour ils se sourient et c'est le coup de foudre.

Avec humour, Katarina Mazetti se livre à une réflexion sur la rencontre amoureuse, sur le couple et sur le choc des cultures. La rencontre entre Désirée et Benny s'avère compliquée.

Comme dans une comédie romantique hollywoodienne, les premières pages donnent une impression de légèreté. Puis le livre s'avère plus profond et plus grave qu'il n'y paraît.

On a en alternance, les points de vue de Désirée et de Benny. Désirée s'interroge sur son mariage avec un homme qu'elle n'aimait pas vraiment. Benny, sur les raisons de son célibat.

Un roman bien rythmé, qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais sympathique.

 

extrait : "Juste au moment où je remettais le capuchon de mon stylo-plume, (j'ai réussi à en trouver un - la versification se fait de préférence à la plume), une maman et sa petite fille de trois, quatre ans, un arrosoir à la main, se sont arrếtées devant la tombe voisine de celle du Forestier. L'arrosoir était rose vif et brillant, il avait l'air tout neuf, et la petite le portait comme s'il s'agissait des joyaux de la couronne. Sa maman a commencé à s'affairer avec des vases et des fleurs, alors que la petite fille sautillait parmi les tombes et jouait avec son arrosoir. Soudain elle s'est plaqué la main devant la bouche, l'air effaré et les yeux ronds comme des billes :

- Oh maman ! j'ai arrosé le panneau ! Maintenant papi va encore se mettre en pétard !

J'ai senti les coins de ma bouche s'étirer vers le haut et j'ai jeté un coup d'oeil sur le Forestier. Et juste à cet instant, il m'a regardé.

Lui aussi souriait."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLe mec de la tombe d'à côté, Katarina Mazetti, Babel, 254 pages
 

 

 


12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 17:33

 

 

1q84 1    1q84 2    1q84 3

 

En refermant le premier tome, j'ai laissé le bénéfice du doute à l'auteur. Je me suis dit qu'il avait pris le parti de prendre son temps pour décrire et situer ses personnages dans l'espace et dans le temps et j'ai pensé qu'un peu de lenteur dans ce monde pressé ne pourrait pas faire de mal.

Hélas, plus j'avançais dans ma lecture, plus l'impression d'être arnaquée grandissait dans mon esprit. En effet, l'intrigue me semblait paresseuse, diluée dans une foule de détails à mon avis souvent inutiles et surtout dans de nombreuses répétitions qui ont fini par me lasser.

Une impression de déà-vu aussi, car, chez Haruki Murakami, on retrouve presque toujours les mêmes types de personnages : un trentenaire solitaire, une jeune fille éthérée, une jeune femme mystérieuse...Et le même type d'univers parallèle.

Je me suis accroché toutefois, dans l'espoir de retrouver l'enchantement ressenti à la lecture de plusieurs de ses romans précédents.  

J'ai noté quelques beaux passages, poétiques ou intéressants, quelques messages philosophiques accrocheurs. Mais, au final, le déclic ne s'est pas produit et, dans l'ensemble, rien dans ces trois livres ne m'a vraiment surpris. Murakami, a fait preuve, dans le passé, d'une imagination bien plus riche et débordante (La fin des temps, Kafka sur le rivage...).

A un moment donné, je me suis demandé s'il n'avait pas atteint ses limites. Et je me suis posé la question : Pourquoi trois tomes ? S'agit-il d'une commande de l'éditeur ? Cette histoire n'avait, à mon avis, pas besoin d'autant de pages.


 

Extrait : "Mais moi, j'aime Tengo, songea Aomamé. Elle prononça ces mots à voix basse. J'aime Tengo. Et ça, ce n'est pas une parade de bastringue. Nous sommes en 1Q84, dans un vrai monde où le sang coule. La souffrance est toujours de la souffrance, la peur est toujours de la peur. La lune dans le ciel n'est pas une lune en toc. C'est une vraie lune. Deux vraies lunes. Et dans ce monde, j'ai accepté d'entrer dans la mort pour Tengo. Et personne ne me dira que c'est du faux."

 

 

 

 

 

  smil-titcoeur.gif smil-titcoeur.gif1Q84, livres 1-2-3, Haruki Murakami, 10/18

 

 

 


 

 



Published by Clarinette - dans littérature asiatique
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 19:47

   marieantoinette J'ai avant tout aimé les descriptions de la vie quotidienne à Versailles et le portrait psychologique que fait Stefan Zweig de Marie-Antoinette, jeune fille insouciante - parfois inconsciente- et frivole, à peine sortie de l'enfance.

Mariée contre gré à un homme qu'elle ne connaissait pas, lui même très jeune, elle se retrouve à la tête d'un pays où elle n'avait jamais mis les pieds, elle qui n'avait jamais quitté son château de Schönbrunn natal.

Négligée par son époux qui n'assure pas son devoir conjugal, elle va faire de Versailles un immense terrain de jeu et de liberté où elle va assouvir tous ses caprices et ses désirs les plus excentriques.  Elle qui a toujours été choyée et évolué dans un univers protégé, ignore à peu près tout de ce qui se passe au-delà des murs du château et de la misère dont souffre le peuple français. Les épreuves de la vie vont  la transformer peu à peu et sa conscience politique va s'éveiller tardivement.  

C'est un livre très complet et passionnant mélangeant de nombreux styles -roman historique, roman d'espionnage, romance amoureuse, etc.- qui mériterait sans doute d'être relu un jour (j'avoue avoir eu un peu de mal à suivre les détails historiques concernant la Révolution et je le regrette !). Stefan Zweig relate avec un talent de conteur extraordinaire le destin tragique de cette jeune femme éprise de liberté devenue reine malgré elle.

 

extrait : "De sa main frivole et légère Marie-Antoinette s'empare de la couronne comme d'un cadeau inattendu ; elle est encore trop jeune pour savoir que la vie ne donne rien gratuitement et que sur tout ce qu'on reçoit du destin le prix est secrètement marqué. Ce prix, Marie-Antoinette ne songe pas à le payer. Elle prend les droits de la royauté sans s'acquitter des devoirs. Elle veut unir deux choses humainement incompatibles : elle veut gouverner et jouir à la fois. Reine, elle veut que tout serve ses désirs en même temps qu'elle cèdera sans hésitation à son moindre caprice. ; elle veut les pleins pouvoirs de la souveraine et la liberté de la femme ; elle entend jouir doublement de sa fougueuse jeunesse."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifMarie-Antoinette , Stefan Zweig, Le Livre de Poche, 494 pages.
 

2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 12:59

deferlantes.jpgLe livre idéal à emporter en vacances. Une jeune femme solitaire. Un mystérieux étranger. Des personnages et des lieux pittoresques. Des secrets de famille. Du suspense.

Le tout écrit avec une plume très agréable à lire.

Une lecture qui sent bon les embruns qui fouettent le visage.

 

Extrait : "Le lendemain, il a plu encore. J'ai déjeuné à l'auberge, en face d'une famille, un couple avec des gosses. A une autre table, ils étaient deux. Ils se touchaient les mains par dessus la nappe. Leurs pieds en dessous, qui se mélangeaient. Ce besoin qu'ils avaient de la peau de l'autre. Du regard de l'autre. Je les enviais. A un moment, la fille a parlé à son ami, ils se sont retourné et ils m'ont souri. J'avais été comme eux , avec toi, tellement désirante. Jusqu'à la fin même quand ton corps est devenu cette ombre, je te désirais encore."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLes déferlantes, Claudie Gallay, J'ai lu, 539 pages.

7 juillet 2012 6 07 /07 /juillet /2012 19:26

les débutants

L'histoire d'Anna est somme toute ordinaire.  Elle a quanrante-trois ans et vit depuis vingt ans avec Guillaume qu'elle aime et qui la rend heureuse. Un jour, elle croise Thomas et tombe immédiatement amoureuse de lui.

J'ai adoré la première moitié du livre.  C'est une simple et banale histoire d'amour, certes. Mais Anne Serre raconte à merveille le basculement d'une femme dans l'état amoureux et la manière dont Thomas et Anna vont se tourner autour et se chercher pendant des mois. Tout son talent réside à mon avis dans la description des sentiments et des émotions d'Anna, et de tout ce qu'implique l'entrée d'un autre homme dans sa vie : ses doutes, ses interrogations... Anna se détache peu à peu de Guillaume, bien qu'elle l'aime encore, pour se rapprocher de Thomas. Elle traverse alors en quelque sorte une nouvelle adolescence (la fameuse crise de la quarantaine ?). L'auteur analyse et décortique dans les moindres détails le ressenti d'Anna, nous ouvre l'accès à ses pensées intimes, nous montre aussi comment la rencontre avec un nouvel homme peut amener une femme à se transformer physiquement et psychologiquement.

Cependant, j'ai été moins sensible à la deuxième moitié que j'ai d'ailleurs lu en diagonale.  Les retours en arrière, les introspections, les tergiversations m'ont moins intéressée que le récit de la naissance de  l'amour entre Thomas et Anna.

Malgré tout, j'ai été très touchée par ce roman comme devraient l'être tous les amoureux ou ceux qui l'ont été un jour.

 

extrait : "Aujourd'hui, lorsqu'elle pense à ce jour-là et à tant d'autres qui suivirent, Anna reste stupéfaite de la force de son embrasement. Non pas tant que l'embrasement lui ait été inconnu : dans sa vie, deux fois déjà il s'était produit et de la même manière. C'est comme un coin obscur qui prend feu et d'autant plus violemment qu'on aurait versé dessus du pétrole ou de l'alcool. Aussi la flamme monte-t-elle aussitôt, brûlant toute la maison, léchant et noircissanr les murs, dessinant des ombres et des formes gigantesques qui dansent une gigue fascinante. Les deux histoires antérieures, pourtant avaient été malheureuses ; l'autre n'avait pas voulu d'elle, pas de cette femme si bizarrement embrasée. Après les premiers mois de joie aigûe, elle s'était retrouvée désespérée de ne pas atteindre le corps de l'autre et avait souffert bien autant qu'elle avait désiré, c'est-à-dire à un point extrème. Il semble que la vie ne nous apprenne pas grand-chose puisqu'elle recommençait, mais c'est aussi qu'on oublie la souffrance alors que le souvenir de la félicité reste vivant. Quelqu'un  vient-il à la susciter de nouveau ? Et l'on veut une fois de plus être pris dans ce désir extrème que l'on prend pour de l'amour qui le devient parfois mais n'est rien d'autre à la vérité que le désir irrépressible d'être nu contre l'autre."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLes débutants, Anne Serre, Mercure de France, 168 pages.
 

17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 11:56

woman fifthJ'avais envie de lire en anglais. J'ai donc choisi ce roman de Douglas Kennedy qui me semblait être l'auteur idéal à lire en version originale.

J'ai beaucoup aimé les trois premiers quarts du livre. Après maints déboires dans sa petite ville de l'Ohio où il enseigne dans un lycée, Harry Rick, se voit obligé de prendre la fuite et débarque dans un Paris froid, gris, glauque et complètement inhospitalier. La plupart des parisiens qu'il rencontre sont vraiment antipathiques. Il se retrouve dans une chambre de bonne du 10ème arrondissement vers le métro Strasbourg-Saint-Denis, dans un quartier essentiellement peuplé par des turcs. Lui, l'Américain de classe moyenne fait tache dans ce paysage et va devoir faire face à tout un enchaînement de situations rocambolesques et inextricables. Dans une soirée, il fait la connaissance d'une belle hongroise qui devient sa maîtresse.
Douglas Kennedy excelle dans l'art d'attirer progressivement son héros dans un piège redoutable dont il peut difficilement sortir.
J'ai été moins convaincue par la fin du roman qui bascule dans le fantastique. J'ai trouvé que c'était une solution trop facile pour expliquer la présence de la mystérieuse Margit. Et la liaison que Harry entretient avec cette femme m'a paru être la partie la moins intéressante du roman.
Toutefois, des trois livres que j'ai lus de cet auteur, celui-ci est mon préféré. Peut-être est-ce simplement dû au plaisir de lire en anglais ou bien le fait que l'intrigue se situe dans un Paris insolite loin des clichés de carte postale ?
Quoi qu'il en soit, comme le dit la quatrième de couverture : "nail-biting" -haletant, littéralement, "à se ronger les ongles"- !
smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifThe woman in the fifth, Douglas Kennedy, Arrow Books, 422 pages.

24 mai 2012 4 24 /05 /mai /2012 00:01

 

larcdelalune1erePublié par une maison d'édition belge, Les Editions du Chemin , ce roman est accompagné de nombreux outils pédagogiques à l'intention des enseignants de collège et de leur élèves et entre dans la catégorie "fantasy". C'est aussi un roman d'aventure et d'initiation.

  J'ai été touchée par le personnage principal, Léo, jeune garçon rejeté par sa mère et maltraité par son beau-père. Léo est un être hybride, un félissien, mi-humain, mi-félin qui ignore l'identité de son vrai père parce que sa mère refuse de la lui révéler. Un jour, il prend la fuite et va faire de nombreuses rencontres, vivre des expériences et traverser des épreuves qui vont l'aider à s'affirmer et à grandir. Son chemin va croiser entre autres, celui de Falgand le Sage de la forêt et sa fille Léa, de Loup-Très-Ancien, de Baka-le-shaman-gris, de Wulfina la loupine...

L'auteur délivre un message de tolérance, d'amitié et de solidarité. C'est aussi une leçon de vie qui s'adresse plutôt à des adolescents ou pré-adolescents. Mais aussi -pourquoi pas ?- à des adultes ou à toute personne en devenir.

Je l'ai donc lu avec plaisir, en m'imaginant dans la peau d'un enfant de douze ou treize ans. Je suis toutefois restée un peu sur ma faim et j'espère avoir l'occasion de lire très bientôt la suite des aventures de Léo.

 

extrait : "Il est réveillé par l'absence de son nouvel ami. Un long hurlement retentit au-dehors. Il s'habille en hâte. La porte est telle qu'il l'a laissée la veille au soir : entrouverte. La lune est pleine. La clairière est éclairée comme en plein jour. Au centre, Louveteau, la gueule renversée en arrière, jette des cris qui ont mis tous ses sens en alerte. 

Il s'approche du jeune loup et s'asseoit dans l'herbe à côté de lui. Il ne sait que faire ; alors il pose une main sur son encolure. Un coup de langue lui souhaite la bienvenue. Louveteau n'est pas en colère contre lui. Mais pourquoi hurle-t-il ainsi ?

Soudain, il perçoit un craquement. Le bruit est furtif mais il l'entend. Cela vient des sous-bois qui entourent la clairière. Puis un autre. Et encore un autre. Ceux qui provoquent ces sons ne se cachent pas. Ils sont naturellement discrets, il viennent de tous les coins de la forêt.

Un premier loup pénètre dans la clairière. Il se couche dans l'herbe à dix pas de lui. Puis un autre vient et fait de même. Et encore un autre. En quelques instants, une trentaine de loups ont fait cercle autour d'eux et les fixent en silence. Bizarrement, Léo n'a pas peur. Son coeur bat à tout rompre. Il a envie de rire et pleurer à la fois mais il n'a pas peur."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifL'arc de la lune, Pierre-François Kettler, Editions du Chemin, La plume à la Page, 300 pages.

J'ai lu...

A

ABE Kôbô, La femme des sables
ABOUET Marguerite, Aya de Yopougon (BD)
ALGOUD Albert, L'intégrale des jurons du capitaine Haddock
ANGOT Christine, Pourquoi le Brésil ?
AUSTER Paul, L'invention de la solitude
AUSTER Paul, Léviathan

B

BACHMAN Richard, Marche ou crève
BADHWAR Inderjit, La chambre des parfums

 BAKER Robin, Primal
BANKS Russell, American darling
BARBERY Muriel, L'élégance du hérisson
BENAQUISTA Tonino, Quelqu'un d'autre
BEN SADOUN Florence, La fausse veuve
BESSON Philippe, L'arrière-saison
BESSON Philippe, L'enfant d'octobre
BLONDEL Jean-Philippe, Accès direct à la plage
BOYD William,Brazzaville Plage

BOYD William La vie aux aguets


C

CAPOTE Truman, De sang froid
CAPOTE Truman, La traversée del'été
CARRERE Emmanuel, L'adversaire
CARRERE Emmanuel, La classe de neige
CARRERE Emmanuel, La moustache
CARRERE Emmanuel, Un roman russe
CHI Li Soleil Levant
Claudel Philippe, Les âmes grises

D

DE ROSNAY Tatiana, Spirales
DONGALA Emmanuel B. Les petits garçons naissent aussi des étoiles
DUBOIS Jean-Paul, Une vie française
Dubois Jean-Paul, Hommes entre eux
Duong Thu Huong, Terre des oublis

E

EMECHETA Buchi, Citoyen de seconde zone
ERNAUX Annie
EVERETT Percival, Désert américain

F

FAYE Eric, Le syndicat des pauvres types
FARGUES Nicolas, J'étais derrière toi
FARGUES Nicolas, Rade Terminus

 FLYNN Gillian, Les apparences
FRAPPAT Hélène, Par effraction

G

 

GALLAY Claudie, Les déferlantes
GANDER Forrest, En ami
GARCIA MARQUEZ Gabriel, Cent ans de solitude
GAUDE Laurent, La mort du roi Tsongor
GAVALDA Anna, Ensemble, c'est tout

H

 

Haddon Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

HAMPATE BA Amadou, Amkoullel, l'enfant Peul

HETU  Julie, Baie Déception
HIGHSMITH Patricia
HIRAIDE Takashi, Le chat qui venait du ciel
HOLDER Eric, La baïne
HOSSEINI Khaled, Les cerfs-volants de Kaboul
HOUELLEBECQ Michel

I

IRVING John, Je te retrouverai
IRVING John, Un mariage poids moyen
ISHIGURO Kazuo, Auprès de moi toujours
ISHIGURO Kazuo, Lumière pâle sur les collines

J

JAUFFRET Régis

JONASSON Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
K

KASISCHKE Laura A moi pour toujours

KASISCHKE Laura, A Suspicious River

KASISCHKE Laura, La couronne verte
KASICHKE Laura, Un oiseau blanc dans le blizzard

KASISCHKE Laura, Rêves de garçons
KAWABATA Yasunari, Pays de neige
KENNEDY Douglas, Cul-de-sac

KENNEDY Douglas, The woman in the fifth
KENNEDY Douglas, Rien ne va  plus

KETTLER Pierre-François, L'arc de la lune
KHADRA Yasmina, L'attentat
KORBJITTI Chart, La chute de Fak
KOUROUMA Ahmadou, Le soleil des indépendances
KOUROUMA Ahmadou, Allah n'est pas obligé

L

LARCENET Manu, Le combat ordinaire (BD)
LARSSON Stieg, Milenium I : les hommes qui n'aimaient pas les femmes
LARSSON Stieg, Millenium II : la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

LE CALLET Blandine, la ballade de Lila K
LEE Harper, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
LEIGH Julia, Ailleurs
LEWIS Roy, Pourquoi j'ai mangé mon père

M


MABANCKOU Alain, Black Bazar

MAC CARTHY Cormac, La route
MAC CORMACK Eric, L'épouse hollandaise

MANKELL Henning, Comedia infantil
MANKELL Henning, Le fils du vent
MANKELL Henning, Meurtriers sans visage
MANKELL Henning, Tea-Bag

MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d'à côté
MIANO Léonora, Contours du jours qui vient
MIANO Léonora, L'intérieur de la nuit

MILLAS Juan José, Le dédordre de ton nom
MIURA Kiyohiro, Je veux devenir moine zen

MOGGACH Deborah, Ces petites choses

MURAKAMI Haruki, 1Q84
MURAKAMI Haruki, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
MURAKAMI Haruki, Chroniques de l'oiseau à ressort
MURAKAMI Haruki, Danse, danse, danse
MURAKAMI Haruki, La course au mouton sauvage
MURAKAMI Haruki, La ballade de l'impossible
MURAKAMI Haruki, La fin des temps
MURAKAMI Haruki, Les amants du Spoutnik
MURAKAMI Haruki, Kafka sur le rivage

MURAKAMI Haruki, Sommeil

N

NGOZI ADICHIE Chimananda, L'hibiscus pourpre
NOTHOMB Amélie, Biographie de la faim

O

OATES Joyce Carol, Les chutes
OGAWA Yôkô, La formule préférée du professeur
OGAWA Yôkô, La petite pièce hexagonale
OGAWA Yôkô, L'annulaire
OGAWA Yôkô, Le musée du silence
O'FAOLAIN Nuala, On s'est déjà vu quelque part ?
O'FAOLAIN Nuala, Chimères
OVALDE Véronique, Et mon coeur transparent

P

PAASILINNA Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen
PAASILINNA Arto, Le lièvre de Vatanen
PAASILINNA Arto, Petits suicides entre amis
PEJU Pierre, La diagonale du vide
PESSL Marisha, La physique des catastrophes
PETILLON, L'affaire du voile (BD)
PINGEOT Mazarine, Le cimetière des poupées

R

RENDELL Ruth,L'analphabète
RIVIERE François, Un long et meveilleux suicide
ROTH Philip, La tache
ROY Arundhati, Le dieu des petits riens
RUFFIN Jean-Christophe, Rouge Brésil
RUIZ ZAFON Carlos, L'ombre du vent
RUSSO Richard, Le déclin de l'empire Whiting
RYU Murakami,Les bébés de la consigne automatique

S

SATRAPI Marjane, Persepolis (BD)
SCHUITEN François, La tour (BD)
SEMPE-GOSCINY, Le petit Nicolas
SEN Selina, Après la mousson

SERRE Anne, Les débutants
SI JE Dai, Le complexe de Di

T

 

TANIGUCHI Jirô
TOURNIER Michel, Le roi des Aulnes

U

UDALL Brady, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

UDALL Brady, Le polygame Solitaire

V

 

VANN David, Désolations
VANN David, Sukkwann Island
VARGAS Fred, Pars vite et reviens tard

Y

YOSHIMOTO Banana, Kitchen
YOSHIMURA Akira, La jeune fille suppliciée sur une étagère

 

Z


ZWEIG Stefan, Marie-Antoinette

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