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  • : les lectures de Clarinette
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La vie d'une autre

 

Frédérique Deghelt

19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 14:23
J'ai dévoré ce livre en trois heures pendant un voyage en train. Je n'avais pas été autant bouleversée par un livre depuis des années.
Le thème rappelle un peu celui de Ravage de René Barjavel que j'ai lu il y a  bien longtemps : un père et son fils marchent sur une route, vers le Sud, dans un paysage complètement dévasté par la fin du monde. Ils tentent de survivre tout en évitant leurs congénères devenus cannibales. Tout pourrait paraître rébarbatif et ennuyeux dans ce roman au style minimaliste et répétitif. C'est un roman d'anticipation mais il ne s'y passe pas grand'chose et on ne sait même pas ce qui a provoqué l'apocalypse. L'auteur s'intéresse uniquement aux deux personnages. On ne voit pas au delà de leur champ de vision, on ne voit donc pas ce qu'est devenu le reste du monde. Par des petits détails, par la description des petits gestes qui font leur quotidien, Cormac Mac Carthy parvient à éveiller la curiosité du lecteur et à instaurer un suspense. On s'attache à cet homme et à son fils qui semblent seuls au monde et on se demande quelle sera l'issue de leur périple. Dans ce monde de cendres grises où les hommes semblent être revenus à l'état de bête, le père tente de protéger son enfant d'une manière complètement animale. La seule lueur d'espoir et d'humanité semble venir du petit garçon aux cheveux blonds qui apparaît comme un ange. On est bouleversé par le lien très fort qui les unit. Un roman très sombre mais qui délivre un message humain et spirituel très fort. Un livre très poignant que j'ai refermé les larmes aux yeux et dont j'ai eu tellement de mal à sortir qu'il m'a fallu un certain temps avant de pouvoir enchaîner sur une autre lecture.

extrait : "Quelque chose le réveilla. Il s'était tourné sur le côté et il écoutait. Il leva lentement la tête, le revolver dans la main. il baissa les yeux sur le petit et quand il regarda de nouveau vers la route la tête du convoi était déjà en vue. Grand Dieu, souffla-t-il. Il étendit le bras et secoua le petit, les yeux toujours fixés sur la route. Ils approchaient en traînant les pieds dans la cendre, secouant d'uncôté puis de l'autre leur tête encapuchonnées. Quelques-uns portaient des masques à cartouche filtrante. Un autre dans une combinaison de protection biologique. Tachée et crasseuse. Tapant du pied, avec des gourdins à la main, des tronçons de tuyau. Toussant. Puis il entendit derrière eux sur la route ce qui semblait être un camion diesel. Vite, souffla-t-il. Vite. Il fourra le revolver sous sa ceinture et saisit le petit par la main et tira le caddie entre les arbres et le fit basculer dans un endroit où il ne serait pas si facilement visible. Le petit était transi de peur. Il le tirait contre lui. Ca va aller, dit-il. Il faut courir. Ne te retourne pas. Viens."

La route
, Cormac mac Carthy, Points, 252p.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:57
Plus j'avance dans ma découverte de Yoko Ogawa et plus j'aime cette auteure. Dans ce roman plein de sensibilité et de délicatesse elle y décrit la beauté des nombres, la poésie des mathématiques à travers les liens  tissés entre une aide-ménagère, son fils  et un ancien professeur de mathématiques devenu amnésique suite à un accident. Celui-ci leur fait découvrir ce qui se cache derrière les nombres premiers, les nombres parfaits, la formule d'Euler...Moi qui ne suis pas matheuse pour un sou, elle m'a fait presque regretter de ne pas avoir plus travaillé cette matière à l'école, en tout cas de ne pas avoir eu de professeur aussi passionné et passionnant ! Sous sa plume, les formules de mathématique apparaissent comme des formules magiques, de la dentelle finement ciselée, les chiffres et les nombres comme oeuvres délicates chargées de messages pleins de sens. Plus on avance dans le roman, plus on attend avec impatience une nouvelle leçon du professeur. C'est surprenant qu'avec un sujet aussi austère Yoko Ogawa ait réussi à faire un livre aussi passionnant !  La relation entre le mathématicien amnésique (sa mémoire ne va pas au delà de 80 minutes), son aide-ménagère et le fils de celle-ci est très émouvante. Malgré sa mémoire déficiente, le professeur parvient à transmettre à l'enfant son savoir exceptionnel et sa passion. La relève est alors assurée...
Un roman magnifique que je classe parmi mes préférés de Yoko Ogawa.

extrait : "-On peut exprimer les nombres parfaits comme la somme d'une suite de nombres naturels.
6=1+2+3
28=1+2+3+4+5+6+7
496=1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11+12+13+14+15+16+17+18+19+20+21+22+23+24+25+26+27+28+29+30+31
Il tendait son bras au maximum pour écrire la longue addition. La ligne  s'étirait, simple et conforme aux règles. Il n'y avait aucun gaspillage, elle débordait d'un tension aiguisée et pure qui engourdissait. Les formules obscures de la conjecture d'Artin et l'addition qui suivait les diviseurs de 28, le tout fondu ensemble nous encerclait. Chaque chiffre formait un des points qui, reliés l'un à l'autre, constituaient la délicate dentelle qui nous entourait. Je n'osais pas bouger, de peur qu'un mouvement d'inattention de mes pieds n'effaçât un seul de ces chiffres.
On aurait dit alors, que le secret de l'univers se révélait à nos yeux. Le carnet de Dieu était ouvert à nos pieds."



La formule préférée du professeur, Yoko Ogawa, Babel, 245p.
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 22:47
Mazarine Pingeot s'est inspirée d'un fait divers réel (l'affaire Courjault) et a imaginé une longue lettre écrite par une mère infanticide à son mari depuis la prison où elle est incarcérée. Le seul point commun avec l'affaire en question est une simple allusion à un congélateur.
L'auteure a surtout cherché à entrer dans la peau de cette femme,  et tente d'expliquer l'inexplicable (et le fait plutôt bien): qu'est-ce qui a poussé cette mère de deux petits garçons à tuer son troisième nouveau-né ? Où le mal a-t-il pris racine ? Dans son enfance auprès d'une mère froide, distante et peu affectueuse ? Dans son mariage avec un homme qu'elle admire mais qui la méprise et la tyrannise ?
Une lecture assez éprouvante : Mazarine Pingeot assène des phrases, martèle des mots, comme si la narratrice voulait enfoncer un clou dans le crâne de cet homme qu'elle adule et qu'elle déteste en même temps. De nombreuses questions en ressortent : qu'est-ce qu'être mère ? Comment le devient-on ? Quelle est la place du père dans cette maternité ?
Difficile d'éprouver de la sympathie pour cette femme, encore moins pour son mari qui est décrit comme un monstre odieux d'égoïsme, mais on finit par comprendre les raisons profondes qui l'ont conduite à ce geste. Un livre qui ne m'a pas laissée indifférente, en tout cas...

extrait : "Je t'ai sans doute un peu dépaysé, je ne te paraissais pas comme les autres, j'étais maladroite et timide, tu pensais peut-être que tu pourrais me faire, me modeler, et je n'ai rien contre cet instinct de pygmalion qui habite tant d'hommes. Au contraire, jai éprouvé du plaisir à me laisser construire, transformer et, si mes résistances ont finalement été l'obstacle à ton chef-d'oeuvre, tu étais parvenu à un résultat convaincant. J'ai tout fait échouer. Tu dirais sans doute que c'était pour te nuire, mais je ne peux l'accepter. Je ne peux accepter l'idée d'avoir fait quoi que ce soit pour te nuire. C'est par amour que je suis devenue cette femme-là, que j'ai élevé tes enfants comme tu l'entendais, que je tâchais de tenir une maison ordonnée. Mais c'était oublier mon propre poids, la passivité de ma matière, de mon corps, de mon être, cette force de gravitation qui entraîne tout vers le bas. C'était oublier qui j'étais, d'où je venais, quelle petite fille j'avais été, pesante déjà pour les autres et pour moi-même, obstacle déjà à la carrière de ma mère et à son repos. Epine dans son pied, j'avais enrayé son mécanisme à être heureuse."

Le cimetière des poupées, Mazarine Pingeot, Points, 155p.






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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 09:49
Le manuscrit de ce premier roman de Capote a été découvert en 2004, vingt-deux ans après sa mort. Il avait dix-neuf ans quand il a commencé à l'écrire. Il y raconte un amour impossible entre Grady, jeune new-yorkaise de dix-sept ans dont les parents, très riches, sont partis en voyage en Europe, et Clyde, un gardien de parking, issu d'une famille juive modeste. Grady est fougueuse et passionnée, et ne supporte pas l'indifférence apparente de Clyde. Livrés à eux-mêmes dans un new-york caniculaire, il vont se chercher, se trouver, se séparer, se retrouver...pendant tout un été.
On sent que ce roman a été écrit par une main jeune, c'est ce qui en fait à la fois le charme et le défaut. Les sentiments de l'héroïne y sont purs, profonds et entiers. Certains passages sont très poétiques, d'autres m'ont paru un peu artificiels. Une jolie histoire que j'ai lu très facilement en gardant toujours à l'esprit le jeune âge de l'auteur mais je n'ai pas réussi à entrer vraiment dedans, ni à m'attacher aux personnages et je l'ai trouvé nettement moins abouti que De sang-froid. On devine toutefois le grand écrivain que va devenir Truman Capote.

extrait : "Il lui attrapa la main et ils se mirent à courir, jusqu'à une paisible ruelle latérale qu'adoucissait encore une rangée d'arbres.Quand ils s'arrêtèrent essoufflés pour s'appuyer contre un mur, il lui glissa dans les mains un petit bouquet de violettes. Elle n'eut pas besoin de les regarder plour savoir qu'il les avait volées, comme si elle avait assisté à la scène. Les fleurs contenaient l'été tout entier,avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue."

La traversée de l'été, Truman Capote, Le Livre de Poche, 152p.

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 13:45
Suspicious River est une petite ville du Michigan. Leila y est réceptionniste dans un motel : Le "Swan Hotel". Elle est mariée à Rick, avec qui elle mène une vie en apparence paisible. Mais, pour quelques dollars supplémentaires, elle suit certains clients dans leur chambre. Ce ne sont pourtant ni l'argent ni le plaisir qui la motivent. Petit à petit, on remonte le fil de son histoire, jusqu'à sa mère, Bonnie, dont Leila imite le comportement monstrueux, comme pour en expier les fautes. Un jour, Gary, pousse la porte d'entrée de l'hôtel et avec lui, Leila, va aller plus loin. Avec sa poésie étrange et unique, Laura Kasischke, expose la part de vice et de perversité qui se cache derrière les gens ordinaires. Elle saisit des petits détails, des choses banales et en montre l'aspect, poisseux, glauque et sordide. Elle pose, même sur les moments de bonheur, de beauté ou de plaisir une petite tache qui va ternir le tableau et susciter le malaise. Leila va aller jusqu'au bout de son calvaire, sans lutter, comme si c'était nécessaire, comme si c'était son seul moyen de se sentir vivante et comme si, au bout, une nouvelle naissance était possible.

extrait : "Je n'avais jusqu'alors jamais ressenti le besoin de regarder un homme comme les hommes semblent regarder les femmes -ces femmes sur les couvertures glacées des magazines, les hanches en avant et la bouche brillante à moitié ouverte, ou sur les affiches- ces femmes provocatrices qui surgissent des téléviseurs pendant que leurs maris, assis dans leurs fauteuils, s'efforcent de ne pas les regarder devant leurs épouses, tout en le faisant. Au drugstore, ces hommes se plantaient toute la journée devant les présentoirs des magazines, ils regardaient des pages et des pages de femmes qu'ils ne rencontreraient jamais, qu'ils ne toucheraient jamais, dont ils ne connaîtraient jamais ni le nom ni la voix : des femmes applaties, unidimensionnelles, qui tripotaient leurs mammelons, en regardant dans le vide. Dans le néant qui se trouvait devant elles. Etalées, ces femmes n'étaient que des angles et des lignes, de la lumière sur de l'ombre et, quand je les regardais, je me souvenais toujours d'avoir lu au lycée, dans notre livre de sociologie, un texte sur une tribu primitive perdue, dont les memebre ne voulaient pas laisser l'homme blanc les photographier, parce qu'ils pensaient que les caméras leur volaient leur âme.
Ces femmes en étaient la preuve, me disais-je. Le monde n'était qu'une fausse toile de fond, comme si rien n'avait jamais existé et n'existerait jamais devant ou derrière elles."

A Suspicious River, Laura Kasischke, Points, 404p.
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 00:08

île de Fogo
Ile volcanique, Fogo en impose avec son Grand Pico haut de 2829m. C'est l'île la plus "américaine". Beaucoup de ses habitants ont émigré aux Etats-Unis.

Grand Pico










Sao Filipe : chez Fatimah












Sao Filipe


descente vers Mosteiros










Mosteiros













cratère et Grand Pico
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 00:01
île de Santiago

C'est l'île la plus au Sud du Cap-Vert. C'est aussi la plus africaine. C'est là que se trouve la capitale du pays, Praia.


la route du Nord








 




plage de Tarrafal

 
















vallée de Ribeira Grande










plage de Sao Francisco
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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 00:09
île de Sao Vicente - Mindelo


Mindelo est l'ancienne capitale du Cap-Vert. C'est aussi la ville de Césaria Evora...



place Amilcar Cabral










plage de Laginha

alliance française
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 00:07
Il y a environ deux mois, j'ai fait un voyage au Cap Vert, le petit pays de Césaria Evora. Contrairement à ce que son nom indique, le Cap-Vert n'est vert que par petites touches : dans des vallées encaissées et humides où l'on cultive en terrasse et où pousse une végétation abondante et variée. Le reste du pays est parfois très aride. L'ambiance y est très latine bien qu'on ne soit qu'à quelques centaines de kilomètres du Sénégal, on se croirait parfois dans les Caraïbes ou en Amérique Latine. L'accueil simple et authentique. Pas encore abimé par le tourisme de masse, c'est un pays à part, plein de charme. Les paysages y sont parfois grandioses et pleins de contrastes. Un pays qui vaut le détour.


île de Santo Antao

Ponta do Sol







 Vallée de Ribeira de Torre










barques à Ponta do Sol








mimosas dans la Vallée de Paul


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 00:11
Ce livre m'a à la fois touchée, gênée, boulversée et troublée. Emmanuel Carrère y explore plusieurs aspects de son histoire personnelle et familiale et tente de recoller les morceaux de sa vie. A travers ce récit, il entreprend une sorte de thérapie, brise un silence qui a traversé trois générations et ose s'attaquer à un sujet tabou, occulté en particulier par sa mère : la disparition mystérieuse de son grand-père à la fin de la guerre.
Sous prétexte de tourner un film documentaire sur une petite ville de province perdue, Kotelnitch, il effectue une sorte de pélerinage en Russie au cours duquel il tente de pratiquer la langue qu'il a parlé enfant et qu'il a perdu depuis. J'ai particulièrement aimé ces passages où Emmanuel Carrère décrit parfaitement et sans détours ses rencontres, ses impressions et son ressenti.
En revanche, la description de sa relation avec Sophie, sa compagne, m'a par moments dérangée. Il s'y montre sous un jour assez égoïste et machiste, mais il a le mérite de faire preuve d'honnêteté et de sincérité. Comme dans tout récit autobiographique il y a un côté impudique et nombriliste qui peut parfois être agaçant, mais, heureusement, il y a la plume d'Emmanuel Carrère. La lettre adressée à sa mère à la fin du livre m'a émue aux larmes et j'ai du faire une pause avant de la lire jusqu'au bout.
L'auteur de La moustache, L'adversaire et La classe de neige a toujours cette capacité d'aller au fond des choses. Une quête de vérité que l'on trouve déjà dans ses précédents romans, ici, c'est de sa propre vérité dont il s'agit.


extrait : "Tout de même, pourquoi Kotelnitch ? Quand je dis, pour aller vite, que je veux y retrouver mes racines, c'est de la blague. je n'en ai aucune à Kotelnitch, et au fond aucune en Russie. L'arrière-grand-oncle qui a été six mois gouverneur de Viatka et qui défenestrait les musulmans fait toujours grand effet quand j'en parle. sacha l'écologiste s'est offert à lancer des cherches sur lui dans les archives, j'ai dit oui oui d'un air enthousiaste mais en réalité je m'en fous. Mon grand-père était géorgien, ma grand-mère  a grandi en Italie, les vastes domaines de mes arrières grands-parents m'indiffèrent. Cette terre ne m'est rien, seulement la langue qu'on y parle. ce n'est pas ici que ma mère l'a apprise et parlée, que je l'ai entendue enfant, mais à Paris. alors pourquoi aller à Kotelnitch, sinon parce que s'est échoué là le destin de ce Hongrois qui me permet d'approcher par un chemin détourné celui de mon grand-père ?
Parfois, je me dis ceci : qu'il s'agit d'un trajet dont le point a est l'histoire du Hongrois, le point z celle de Georges Zourabichlivi, et qu'entre ces deux points je ne sais pas ce qu'il y a. Le pari, que rien ne justifie rationnellement, est de le trouver à Kotelnitch. J'aurais pu aller en Géorgie, suivre l'émigration de mon grand-père, Tbilissi, Istanbul, Berlin, Paris, Bordeaux, jusqu'à cette avenue que j'imagine bizarrement écrasée de soleil où se trouvait l'immeuble de la Kommandantur. mais non, c'est Kotelnitch."


Un roman russe, Emmanuel Carrère, Folio, 399 p.

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J'ai lu...

A

ABE Kôbô, La femme des sables
ABOUET Marguerite, Aya de Yopougon (BD)
ALGOUD Albert, L'intégrale des jurons du capitaine Haddock
ANGOT Christine, Pourquoi le Brésil ?
AUSTER Paul, L'invention de la solitude
AUSTER Paul, Léviathan

B

BACHMAN Richard, Marche ou crève
BADHWAR Inderjit, La chambre des parfums

 BAKER Robin, Primal
BANKS Russell, American darling
BARBERY Muriel, L'élégance du hérisson
BENAQUISTA Tonino, Quelqu'un d'autre
BEN SADOUN Florence, La fausse veuve
BESSON Philippe, L'arrière-saison
BESSON Philippe, L'enfant d'octobre
BLONDEL Jean-Philippe, Accès direct à la plage
BOYD William,Brazzaville Plage

BOYD William La vie aux aguets


C

CAPOTE Truman, De sang froid
CAPOTE Truman, La traversée del'été
CARRERE Emmanuel, L'adversaire
CARRERE Emmanuel, La classe de neige
CARRERE Emmanuel, La moustache
CARRERE Emmanuel, Un roman russe
CHI Li Soleil Levant
Claudel Philippe, Les âmes grises

D

DE ROSNAY Tatiana, Spirales
DONGALA Emmanuel B. Les petits garçons naissent aussi des étoiles
DUBOIS Jean-Paul, Une vie française
Dubois Jean-Paul, Hommes entre eux
Duong Thu Huong, Terre des oublis

E

EMECHETA Buchi, Citoyen de seconde zone
ERNAUX Annie
EVERETT Percival, Désert américain

F

FAYE Eric, Le syndicat des pauvres types
FARGUES Nicolas, J'étais derrière toi
FARGUES Nicolas, Rade Terminus

 FLYNN Gillian, Les apparences
FRAPPAT Hélène, Par effraction

G

 

GALLAY Claudie, Les déferlantes
GANDER Forrest, En ami
GARCIA MARQUEZ Gabriel, Cent ans de solitude
GAUDE Laurent, La mort du roi Tsongor
GAVALDA Anna, Ensemble, c'est tout

H

 

Haddon Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

HAMPATE BA Amadou, Amkoullel, l'enfant Peul

HETU  Julie, Baie Déception
HIGHSMITH Patricia
HIRAIDE Takashi, Le chat qui venait du ciel
HOLDER Eric, La baïne
HOSSEINI Khaled, Les cerfs-volants de Kaboul
HOUELLEBECQ Michel

I

IRVING John, Je te retrouverai
IRVING John, Un mariage poids moyen
ISHIGURO Kazuo, Auprès de moi toujours
ISHIGURO Kazuo, Lumière pâle sur les collines

J

JAUFFRET Régis

JONASSON Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
K

KASISCHKE Laura A moi pour toujours

KASISCHKE Laura, A Suspicious River

KASISCHKE Laura, La couronne verte
KASICHKE Laura, Un oiseau blanc dans le blizzard

KASISCHKE Laura, Rêves de garçons
KAWABATA Yasunari, Pays de neige
KENNEDY Douglas, Cul-de-sac

KENNEDY Douglas, The woman in the fifth
KENNEDY Douglas, Rien ne va  plus

KETTLER Pierre-François, L'arc de la lune
KHADRA Yasmina, L'attentat
KORBJITTI Chart, La chute de Fak
KOUROUMA Ahmadou, Le soleil des indépendances
KOUROUMA Ahmadou, Allah n'est pas obligé

L

LARCENET Manu, Le combat ordinaire (BD)
LARSSON Stieg, Milenium I : les hommes qui n'aimaient pas les femmes
LARSSON Stieg, Millenium II : la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

LE CALLET Blandine, la ballade de Lila K
LEE Harper, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
LEIGH Julia, Ailleurs
LEWIS Roy, Pourquoi j'ai mangé mon père

M


MABANCKOU Alain, Black Bazar

MAC CARTHY Cormac, La route
MAC CORMACK Eric, L'épouse hollandaise

MANKELL Henning, Comedia infantil
MANKELL Henning, Le fils du vent
MANKELL Henning, Meurtriers sans visage
MANKELL Henning, Tea-Bag

MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d'à côté
MIANO Léonora, Contours du jours qui vient
MIANO Léonora, L'intérieur de la nuit

MILLAS Juan José, Le dédordre de ton nom
MIURA Kiyohiro, Je veux devenir moine zen

MOGGACH Deborah, Ces petites choses

MURAKAMI Haruki, 1Q84
MURAKAMI Haruki, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
MURAKAMI Haruki, Chroniques de l'oiseau à ressort
MURAKAMI Haruki, Danse, danse, danse
MURAKAMI Haruki, La course au mouton sauvage
MURAKAMI Haruki, La ballade de l'impossible
MURAKAMI Haruki, La fin des temps
MURAKAMI Haruki, Les amants du Spoutnik
MURAKAMI Haruki, Kafka sur le rivage

MURAKAMI Haruki, Sommeil

N

NGOZI ADICHIE Chimananda, L'hibiscus pourpre
NOTHOMB Amélie, Biographie de la faim

O

OATES Joyce Carol, Les chutes
OGAWA Yôkô, La formule préférée du professeur
OGAWA Yôkô, La petite pièce hexagonale
OGAWA Yôkô, L'annulaire
OGAWA Yôkô, Le musée du silence
O'FAOLAIN Nuala, On s'est déjà vu quelque part ?
O'FAOLAIN Nuala, Chimères
OVALDE Véronique, Et mon coeur transparent

P

PAASILINNA Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen
PAASILINNA Arto, Le lièvre de Vatanen
PAASILINNA Arto, Petits suicides entre amis
PEJU Pierre, La diagonale du vide
PESSL Marisha, La physique des catastrophes
PETILLON, L'affaire du voile (BD)
PINGEOT Mazarine, Le cimetière des poupées

R

RENDELL Ruth,L'analphabète
RIVIERE François, Un long et meveilleux suicide
ROTH Philip, La tache
ROY Arundhati, Le dieu des petits riens
RUFFIN Jean-Christophe, Rouge Brésil
RUIZ ZAFON Carlos, L'ombre du vent
RUSSO Richard, Le déclin de l'empire Whiting
RYU Murakami,Les bébés de la consigne automatique

S

SATRAPI Marjane, Persepolis (BD)
SCHUITEN François, La tour (BD)
SEMPE-GOSCINY, Le petit Nicolas
SEN Selina, Après la mousson

SERRE Anne, Les débutants
SI JE Dai, Le complexe de Di

T

 

TANIGUCHI Jirô
TOURNIER Michel, Le roi des Aulnes

U

UDALL Brady, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

UDALL Brady, Le polygame Solitaire

V

 

VANN David, Désolations
VANN David, Sukkwann Island
VARGAS Fred, Pars vite et reviens tard

Y

YOSHIMOTO Banana, Kitchen
YOSHIMURA Akira, La jeune fille suppliciée sur une étagère

 

Z


ZWEIG Stefan, Marie-Antoinette

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