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  • : Journal de bord de mes lectures...avec mes petits mots à moi.
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la-vie-d-une-autre-frederique-deghelt

La vie d'une autre

 

Frédérique Deghelt

12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 17:33

 

 

1q84 1    1q84 2    1q84 3

 

En refermant le premier tome, j'ai laissé le bénéfice du doute à l'auteur. Je me suis dit qu'il avait pris le parti de prendre son temps pour décrire et situer ses personnages dans l'espace et dans le temps et j'ai pensé qu'un peu de lenteur dans ce monde pressé ne pourrait pas faire de mal.

Hélas, plus j'avançais dans ma lecture, plus l'impression d'être arnaquée grandissait dans mon esprit. En effet, l'intrigue me semblait paresseuse, diluée dans une foule de détails à mon avis souvent inutiles et surtout dans de nombreuses répétitions qui ont fini par me lasser.

Une impression de déà-vu aussi, car, chez Haruki Murakami, on retrouve presque toujours les mêmes types de personnages : un trentenaire solitaire, une jeune fille éthérée, une jeune femme mystérieuse...Et le même type d'univers parallèle.

Je me suis accroché toutefois, dans l'espoir de retrouver l'enchantement ressenti à la lecture de plusieurs de ses romans précédents.  

J'ai noté quelques beaux passages, poétiques ou intéressants, quelques messages philosophiques accrocheurs. Mais, au final, le déclic ne s'est pas produit et, dans l'ensemble, rien dans ces trois livres ne m'a vraiment surpris. Murakami, a fait preuve, dans le passé, d'une imagination bien plus riche et débordante (La fin des temps, Kafka sur le rivage...).

A un moment donné, je me suis demandé s'il n'avait pas atteint ses limites. Et je me suis posé la question : Pourquoi trois tomes ? S'agit-il d'une commande de l'éditeur ? Cette histoire n'avait, à mon avis, pas besoin d'autant de pages.


 

Extrait : "Mais moi, j'aime Tengo, songea Aomamé. Elle prononça ces mots à voix basse. J'aime Tengo. Et ça, ce n'est pas une parade de bastringue. Nous sommes en 1Q84, dans un vrai monde où le sang coule. La souffrance est toujours de la souffrance, la peur est toujours de la peur. La lune dans le ciel n'est pas une lune en toc. C'est une vraie lune. Deux vraies lunes. Et dans ce monde, j'ai accepté d'entrer dans la mort pour Tengo. Et personne ne me dira que c'est du faux."

 

 

 

 

 

  smil-titcoeur.gif smil-titcoeur.gif1Q84, livres 1-2-3, Haruki Murakami, 10/18

 

 

 


 

 



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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 17:51

sommeil Ce roman, cette nouvelle plutôt, a été publiée auparavant dans le recueil L'éléphant s'évapore

Une femme souffre d'insomnie et cette absence de sommeil va provoquer des phénomènes bizarres autour d'elle, la transformer complètement et profondément et modifier son regard sur elle-même, sa vie et son entourage.

  Aucune explication n'est apportée aux évènements mystérieux qui se produisent dans cette histoire très étrange. Tout le charme de ce roman réside justement dans l'absence de réponse  Il y flotte une atmophère qui oscille entre rêve et réalité. Et comme dans tous les romans de Murakami la frontière entre les deux est très mince. On ressent à cette lecture un curieux mélange d'angoisse et d'apaisement. C'est l'art de Murakami d'évoquer des évènements inquiétants avec un détachement que l'on retrouve souvent chez les auteurs japonais.

Un petit bijou noir, imprimé sur du beau papier glacé et magnifiquement illustré par Kat Menschik.

 

 

extrait : "Depuis que je dors plus, mes souvenirs s'éloignent de moi à une vitesse croissante. C'est très étrange. Chaque nouvelle nuit qui passe, il me semble que le moi du temps où je dormais n'était pas mon véritable moi, que mes souvenirs de cette époque ne sont pas des vrais souvenirs. Les gens peuvent donc changer à ce point, me disais-je, sans que leur entourage se rende compte de rien. Je suis la seule à savoir que j'ai changé. Même si j'expliquais aux autre ce qui m'arrive, ils ne comprendraient pas. Ils ne me croiraient pas. Et s'ils me croyaient, de toute façon, il ne pourraient pas comprendre ce que je ressens. Ils me verraient sans doute comme quelqu'un qui menace leur petit monde de déductions.

Mais moi, j'ai  réellement  changé."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifSommeil, Haruki Murakami, 10/18, 94 pages.

 

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 17:19

aprèslamoussonLa chronique d'une famille indienne d'origine bengali dans les années 80.
Chhobi a vingt-cinq ans a étudié dans une école catholique et se consacre essentiellement à ses études et à son avenir professionnel, tandis que sa jeune soeur, Sonali, dix-huit ans, est intéressée par les garçons et surtout par le beau et riche Sonny. Tout oppose les deux soeurs : Sonali est jolie et frivole, Chhobi est plutôt terne et austère. Leur mère (Ma) a perdu son mari pendant la guerre et travaille dur pour entretenir toute la famille.  La grand-mère (Dida), le personnage le plus sympathique du roman, est une fervente admiratrice d'Indira Gandhi et vénère la dieu Krishna.
Le grand-père (Dadu) est un rêveur enfermé dans la nostalgie de sa vie passée dans son pays natal, le Bangladesh actuel. Une famille haute en couleur, partagée entre le respect des traditions et un désir de modernité. 
Ce roman est un tantinet longuet.  Vers la deux-centième page, se noue un peu tardivement une intrigue plus ou moins policière avec la disparition mystérieuse du mari de Sonali. C'est tout de même un livre au style assez savoureux qui fait entrer son lecteur en plein coeur de l'Inde,
ses sons, ses couleurs, ses odeurs, ses saveurs et l'espace de quelques centaines de pages, nous révèle des pans de son histoire, celle de la Partition des Indes, de la naissance du Bangladesh en 1971 et de la mort d'Indira Gandhi en 1984. Les femmes y ont un rôle prépondérant, elle prennent leur destin en main et trouvent les solutions face à des hommes, rêveurs, faibles, voire absents."

extrait :
"Sonali et Chandrayee. Chhobi était née par une nuit de pleine lune qui lui avait valu ce nom extravagant. [...] Peu de rayons de lune et encore moins de vif-argent chez elle, sinon son impression fréquente d'être le reflet liquide de Sonali la mordorée - l'ambre de sa peau rehaussé par ses grands yeux sombres aux longs cils semés de paillette d'or. Maintenant c'est sur Chhobi que Dida concentrait son ambition. Difficile de jouer les doublures d'argent pour un nuage entièrement cousu par Sonali. [...] Si seulement elle pouvait par quelque magie alchimique transformer le plomb de Chhobi en or. On ne peut pas dire que Chhobi était laide, ni même "popote", cette exigence fréquemment exprimée  dans les petites annonces matrimoniales du Times of India par des épouseurs en quête de fée du foyer diligente. Non, elle avait une jolie silhouette et de grands yeux intelligents, mais elle avait tendance a cacher ses formes sous les des kurtas de tissage et de coupe artisanaux, et à force de lectures tardives sous un éclairage médiocre ,ses yeux avait pris un regard myope un peu fatigué. Comme s'en plaignait Dida, elle faisait de son mieux pour ne pas paraître à son mieux. Le premier problème, c'est qu'en voyant Sonali, sa beauté vraiment exceptionnelle, les gens plaçaient trop haut leur attente."

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifAprès la mousson, Selina Sen, Sabine Wespiesser, 477 pages

lu aussi par Lounima, Naina94


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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 23:57
Plus j'avance dans ma découverte de Yoko Ogawa et plus j'aime cette auteure. Dans ce roman plein de sensibilité et de délicatesse elle y décrit la beauté des nombres, la poésie des mathématiques à travers les liens  tissés entre une aide-ménagère, son fils  et un ancien professeur de mathématiques devenu amnésique suite à un accident. Celui-ci leur fait découvrir ce qui se cache derrière les nombres premiers, les nombres parfaits, la formule d'Euler...Moi qui ne suis pas matheuse pour un sou, elle m'a fait presque regretter de ne pas avoir plus travaillé cette matière à l'école, en tout cas de ne pas avoir eu de professeur aussi passionné et passionnant ! Sous sa plume, les formules de mathématique apparaissent comme des formules magiques, de la dentelle finement ciselée, les chiffres et les nombres comme oeuvres délicates chargées de messages pleins de sens. Plus on avance dans le roman, plus on attend avec impatience une nouvelle leçon du professeur. C'est surprenant qu'avec un sujet aussi austère Yoko Ogawa ait réussi à faire un livre aussi passionnant !  La relation entre le mathématicien amnésique (sa mémoire ne va pas au delà de 80 minutes), son aide-ménagère et le fils de celle-ci est très émouvante. Malgré sa mémoire déficiente, le professeur parvient à transmettre à l'enfant son savoir exceptionnel et sa passion. La relève est alors assurée...
Un roman magnifique que je classe parmi mes préférés de Yoko Ogawa.

extrait : "-On peut exprimer les nombres parfaits comme la somme d'une suite de nombres naturels.
6=1+2+3
28=1+2+3+4+5+6+7
496=1+2+3+4+5+6+7+8+9+10+11+12+13+14+15+16+17+18+19+20+21+22+23+24+25+26+27+28+29+30+31
Il tendait son bras au maximum pour écrire la longue addition. La ligne  s'étirait, simple et conforme aux règles. Il n'y avait aucun gaspillage, elle débordait d'un tension aiguisée et pure qui engourdissait. Les formules obscures de la conjecture d'Artin et l'addition qui suivait les diviseurs de 28, le tout fondu ensemble nous encerclait. Chaque chiffre formait un des points qui, reliés l'un à l'autre, constituaient la délicate dentelle qui nous entourait. Je n'osais pas bouger, de peur qu'un mouvement d'inattention de mes pieds n'effaçât un seul de ces chiffres.
On aurait dit alors, que le secret de l'univers se révélait à nos yeux. Le carnet de Dieu était ouvert à nos pieds."



La formule préférée du professeur, Yoko Ogawa, Babel, 245p.
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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 00:00
Murakami revisite le complexe d'Oedipe,  nous emmène comme d'habitude dans un monde parallèle et nous raconte le parcours initiatique d'un jeune garçon de 15 ans confronté à la prophétie que son père lui a annoncé. Sa fugue l'amène dans une bibliothèque étrange et mystérieuse où il rencontre la très belle et énigmatique Mademoiselle Saeki et Oshima qui n'est ni tout à fait homme, ni tout à fait femme. Leur destin est lié à celui de Katana, un homme simplet et illétré mais qui sait parler aux chats et à Hoshino son compagnon de route...
  J'ai trouvé dans ce roman, en plus du message philosophique, un côté ludique et malicieux
, Murakami semble s'amuser à balader son lecteur dans cette univers "enchanté" peuplé de personnages parfois bizarres, parfois farfelus, qui rappelle parfois celui des contes de fées. On trouve dans son écriture un mélange de gravité, d'humour et de poésie. J'ai retrouvé avec beaucoup de plaisir un de mes auteurs favoris. Kafka sur le rivage est à mon avis un de ses meilleurs crus. Peut-être quelques longueurs, une intrigue parfois un peu tordue et compliquée qui entraîne une légère lassitude, surtout vers la fin. Mais la première moitié m'a vraiment passionnée.

Extrait : "Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette  tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer."

Kafka sur le rivage, Haruki Murakami, 10/18, 638p.
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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 00:00
Mièn est une très belle jeune femme qui coule des jours heureux entre Hoan son riche mari et Hahn, leur fils. Cette tranquillité est troublée par le retour de Bôn, son premier époux qui avait été donné pour mort et revient après quatorze ans passées à la guerre, démoli physiquement et psychiquement. Ces longues années de douleur et de frustrations ont exarcébé son désir pour Mièn qu'il considère encore comme lui appartenant. Mais Miên aime profondément Hoan et n'a plus d'amour pour Bôn qui est pauvre et en mauvaise santé pourtant elle retourne vivre auprès de lui.
On est d'abord révolté par le choix que fait Mièn mais quand on se situe dans ce contexte du Vietnam d'après guerre, on comprend mieux. D'une histoire en apparence simple, Duong Thu Huong fait ressortir toute la complexité des moeurs vietnamienne. Mièn n'aime plus Bôn qu'elle a épousé à l'âge de dix-sept ans, et qui est parti le lendemain de leur noces, elle obéit cependant à la pression des habitants de son village. A l'époque tout soldat revenant de la guerre était traité comme un héros et avait droit à tout les égards. Dans cette société gouvernée par un régime communiste, les obligations envers la communauté sont très importantes. Mièn accomplit ce qu'elle pense être non seulement son devoir d'épouse mais aussi de citoyenne. 
A travers cette histoire, Duong Thu Huong nous parle du Vietnam, de ses blessures, du poids des traditions et des règles sociales qui pèsent sur les femmes mais aussi sur les hommes. Son écriture riche et poétique nous fait ressentir toute la beauté de ce pays, ses odeurs, ses saveurs, ses couleurs. Terre des oublis est un magnifique voyage à travers le Vietnam.

extrait : "La jalousie et la rancoeur, comme un instinct imprègnent en permanence l'esprit des paysans. La médiocrité et la bassesse recèlent une force supérieure à celle des gens d'honneur car elle ne connaissent ni loi ni règle, ne dédaignent aucun mensonge, aucune fourberie.  De tout temps, quiconque vit dans les villages et les communes doit obéir sans discuter à la volonté silencieuse des masses s'il ne veut pas être isolé, attaqué de tout les côtés. "Les décrets royaux cèdent le pas aux coutumes du village." Les femmes qui s'opposaient aux masses ont toujours dû quitter le village pour vivre d'expédients ou se prostituer dans les villes. Même après être parties, quand elles reviennent, elles subissent des pressions impitoyables que le temps n'adoucit jamais. La loi formellement inscrite dans les textes n'a aucune valeur, aucune force face à cette loi invisible, jamais promulguée.

[...]Car il était sûr que Mièn n'aimait que lui, lui seul, uniquement lui. Son retour vers le premier homme n'était qu'un suicide, le sacrifice d'une femme née dans une société soumise à d'incessantes guerres, où la vie tremblante des hommes palpitait comme des ailes éphémères, où toute leur énergie s'enracinait dans la fidélité et la résignation tenace de leur épouse."


Terre des oublis, Duong Thu Huong, Le Livre de Poche, 700p.

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27 juillet 2008 7 27 /07 /juillet /2008 22:58
  Dans une ville de province chinoise, un jeune couple se marie. Très vite Li Xiaolan découvre qu'elle est enceinte. Les deux époux, paniqués songent tout de suite à l'avortement puis changent d'avis. S'ensuivent toutes sortes de péripéties et de tracas liés à la grossesse, à la maternité et à la paternité. Chi Li fait l'inventaire de tous les problèmes que peuvent rencontrer de jeunes parents : les affres de la grossesse, de l'accouchement, la recherche d'une nounou, le choix d'un lait en poudre, les démarches pour obtenir une autorisation de naissance ou un certificat d'enfant unique, la famille qui vient mettre son grain de sel...Tout y passe. On découvre qu'il n'est pas facile d'avoir un enfant en Chine. Ecrit dans un style enlevé, à la fois comique et bon enfant, ce petit roman  raffraîchissant donne un bon aperçu de la vie quotidienne des chinois au début des années 90, à l'heure où la société de consommation commence à faire son apparition en Chine.

extrait : "Suffisait-il que Zhao Shengtian et Li Xiaolan veuillent un enfant pour qu'ils l'aient ? Non !
Suffit-il que vous reconnaissiez l'enfant qui vous arrive pour que la société le reconnaisse aussi ? Pas davantage !
Il reste encore beaucoup de démarches à entreprendre, faute de quoi votre enfant sera considéré comme un enfant fantôme."


Soleil levant
, Chi Li, Actes Sud, Babel, 153p.

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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 23:22
Un couple sans enfant a emménagé dans une maison située dans un quartier résidentiel.  Il reçoit la visite quotidienne du chat des voisins, Chibi, qui prend très vite ses habitudes chez eux. L'auteur et sa femme, s'attachent progressivement au petit animal et finissent par le voir presque comme leur enfant, un cadeau du ciel.

On voit que le romancier connaît bien les chats et a bien observé leur comportement, à savoir, entre autre, qu'un chat qui est libre d'aller et venir à sa guise choisit ses maîtres et qu'il a souvent plusieurs domiciles. Il décrit également parfaitement la gestuelle du chat, ses jeux, son comportement, son caractère...car il a compris que chaque chat a sa personnalité propre.

  Les anedoctes sur le chat alternent avec des descriptions dela maison, du jardin et du quartier, et des réflexions sur les changements de la société japonaise et sur Machiavel auquel Hiraide se réfère souvent. Il faut prendre le temps de s'imprégner de l'atmosphère zen qui se dégage de ce roman contemplatif et fermer les yeux de temps en temps pour imaginer la maison et son jardin "à la japonaise". On est loin de la modernité, des gratte-ciels et de la vie trépidante de Tokyo mais dans un quartier ancien et paisible.
 
Ce livre est une petite merveille pour les amoureux des chats dont je fais partie. Les descriptions de l'auteur sont si précises qu'ont croirait voir vraiment évoluer le chat dans son territoire. U
ne ode à la nature, dans un petit monde préservé mais précaire où l'homme et l'animal vivent en harmonie et arrivent à se comprendre. Un livre plein de sagesse, empreint à la fois d'une sérénité et d'une tristesse, car on comprend très vite que ce bonheur apporté par la présence du chat est menacé.

extrait : "Ce Chibi était une merveille : la robe blanche parsemée de taches rondes d'un gris noir légèrement nuancé de marron clair comme il est fréquent d'en voir au Japon, il était mince et élancé, et réllement tout petit.

Ce qui le différenciait des autres chats, c'était précisément son extrème minceur, si petit et si frêle qu'on remarquait tout de suite ses oreilles pointues et mobiles à l'extrème. En dehors de cette particularité, on se rendait compte immédiatement qu'il n'était pas du genre à se frotter aux jambes d'un humain. [...]

L'attention qu'il portait aux choses se déplaçait avec une rapidité étonnante, caractéristique qu'il n'a pas perdue, même en grandissant. Etait-ce le fait de jouer seul la plupart du temps dans l'immense jardin qui lui avait appris à réagir avec vivacité aux insectes et aux lézard. J'avais presque fini par croire qu'il était sensible aux métamorphoses invisibles du vent ou la lumière. Car s'il est courant d'observer ce trait chez les chatons, les réactions de Chibi étaient d'une acuité sans pareille."

Le chat qui venait du ciel
, Takashi Hiraide, Editions Philippe Picquier, 131p.

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7 mai 2008 3 07 /05 /mai /2008 10:24
undefined Un petit livre tout simple au style épuré. Un roman semble-t-il largement autobiographique où l'auteur retrace le parcours de son fils qui s'est découvert très jeune une vocation de moine zen.
On peut, par moments, avoir du mal à comprendre les motivations de l'enfant et les réactions de ses parents et être dérouté par le peu de passion et d'émotion qu'ils expriment. Miura relate
avec détachement  et même bonne humeur un évènement qui pourrait paraître douloureux pour des occidentaux . Mais ce livre permet, justement, une approche simplifiée de la religion zen (dérivée du bouddhisme) et de mieux comprendre la culture japonaise qui en est profondément imprégnée. Rien que pour ça ce livre vaut le coup d'être lu.

extrait : "-Ce que je n'ai pas réussi à mener à bien hier, j'ai pu le faire aujourd'hui. Et c'est peut-être ça la joie...
[...]L'homme est capable en toute circonstance de découvrir la joie. La vie est une accumulation de petites joies. Plutôt que de la joie, il conviendrait peut-être mieux de parler de reconnaissance. Par comparaison, aimer l'autre sexe ou gagner à la loterie sont des joies infiniment pplus aléatoires. Plus la joie est forte, plus elle est de courte durée et il est impossible de miser dessus."

 Je veux devenir moine zen , Kiyohiro MIURA, Editions Picquier Poche,138p.

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18 novembre 2007 7 18 /11 /novembre /2007 00:27
chutedefak.jpgJe n'ai pas réussi à venir à bout de La chute de Fak. Je n'ai pas réussi à compatir aux déboires du pauvre Fak. Homme de peine dans un monastère dans une province de Thaïlande, il subit toutes sorte d'humiliations et sombre peu à peu dans la déchéance. J'espérais retrouver dans ce livre l'impression de douceur et de sérénité que j'ai ressenti en visitant des temples et des monastères bouddhiques mais c'est tout le contraire. Le monastère où vit Fak est le royaume de l'injustice, de l'intolérance et de l'hypocrisie. Ce roman a au moins le mérite de casser les clichés que l'on pourrait avoir sur l'Asie et sur le boudhisme. Un autre intérêt de ce roman est les descriptions que fait l'auteur du mode de vie et des rites des moines. Mais cela n'a pas suffit à accrocher mon attention, j'ai lu avec peine la première moitié  puis j'ai  survolé la deuxième moitié jusqu'au dénouement. 
La chute de Fak donne une vision sombre et pessimiste de la société Thaï et de l'univers monacal bouddhique.  Un livre qui correspond sûrement à une réalité mais je suis revenue d'Asie la tête pleine  d'images idylliques et sûrement idéalisées des monastères et des temples que j'ai visités là-bas, j'avais envie de rester sur cette image. Les malheurs de Fak m'ont paru déprimant, le style ennuyeux -à moins que ça ne vienne de la traduction ?.

premières phrases : "Ceci est l'histoire d'un jeune home qui a pris Pour femme une veuve qui n'avait pas toute sa raison. (L'histoire se serait sans doute terminée là si la veuve n'avait été la femme de son père.) Et par le plus grand des hasards cette histoire est arrivée au sein d'une petite commuanauté rurale, si bien qu'elle est devenue un scandale énorme qui a ébranlé les convictons morales de presque tut le monde dans le village, chascun y allant de ses commentaires est jugements en fonction del'opinion qu'il s'était faite des cette relation contre nature."

La chute de Fak
, Chart Korbjitti, Editions du Seuil,  303p.
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J'ai lu...

A

ABE Kôbô, La femme des sables
ABOUET Marguerite, Aya de Yopougon (BD)
ALGOUD Albert, L'intégrale des jurons du capitaine Haddock
ANGOT Christine, Pourquoi le Brésil ?
AUSTER Paul, L'invention de la solitude
AUSTER Paul, Léviathan

B

BACHMAN Richard, Marche ou crève
BADHWAR Inderjit, La chambre des parfums

 BAKER Robin, Primal
BANKS Russell, American darling
BARBERY Muriel, L'élégance du hérisson
BENAQUISTA Tonino, Quelqu'un d'autre
BEN SADOUN Florence, La fausse veuve
BESSON Philippe, L'arrière-saison
BESSON Philippe, L'enfant d'octobre
BLONDEL Jean-Philippe, Accès direct à la plage
BOYD William,Brazzaville Plage

BOYD William La vie aux aguets


C

CAPOTE Truman, De sang froid
CAPOTE Truman, La traversée del'été
CARRERE Emmanuel, L'adversaire
CARRERE Emmanuel, La classe de neige
CARRERE Emmanuel, La moustache
CARRERE Emmanuel, Un roman russe
CHI Li Soleil Levant
Claudel Philippe, Les âmes grises

D

DE ROSNAY Tatiana, Spirales
DONGALA Emmanuel B. Les petits garçons naissent aussi des étoiles
DUBOIS Jean-Paul, Une vie française
Dubois Jean-Paul, Hommes entre eux
Duong Thu Huong, Terre des oublis

E

EMECHETA Buchi, Citoyen de seconde zone
ERNAUX Annie
EVERETT Percival, Désert américain

F

FAYE Eric, Le syndicat des pauvres types
FARGUES Nicolas, J'étais derrière toi
FARGUES Nicolas, Rade Terminus

 FLYNN Gillian, Les apparences
FRAPPAT Hélène, Par effraction

G

 

GALLAY Claudie, Les déferlantes
GANDER Forrest, En ami
GARCIA MARQUEZ Gabriel, Cent ans de solitude
GAUDE Laurent, La mort du roi Tsongor
GAVALDA Anna, Ensemble, c'est tout

H

 

Haddon Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

HAMPATE BA Amadou, Amkoullel, l'enfant Peul

HETU  Julie, Baie Déception
HIGHSMITH Patricia
HIRAIDE Takashi, Le chat qui venait du ciel
HOLDER Eric, La baïne
HOSSEINI Khaled, Les cerfs-volants de Kaboul
HOUELLEBECQ Michel

I

IRVING John, Je te retrouverai
IRVING John, Un mariage poids moyen
ISHIGURO Kazuo, Auprès de moi toujours
ISHIGURO Kazuo, Lumière pâle sur les collines

J

JAUFFRET Régis

JONASSON Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
K

KASISCHKE Laura A moi pour toujours

KASISCHKE Laura, A Suspicious River

KASISCHKE Laura, La couronne verte
KASICHKE Laura, Un oiseau blanc dans le blizzard

KASISCHKE Laura, Rêves de garçons
KAWABATA Yasunari, Pays de neige
KENNEDY Douglas, Cul-de-sac

KENNEDY Douglas, The woman in the fifth
KENNEDY Douglas, Rien ne va  plus

KETTLER Pierre-François, L'arc de la lune
KHADRA Yasmina, L'attentat
KORBJITTI Chart, La chute de Fak
KOUROUMA Ahmadou, Le soleil des indépendances
KOUROUMA Ahmadou, Allah n'est pas obligé

L

LARCENET Manu, Le combat ordinaire (BD)
LARSSON Stieg, Milenium I : les hommes qui n'aimaient pas les femmes
LARSSON Stieg, Millenium II : la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

LE CALLET Blandine, la ballade de Lila K
LEE Harper, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
LEIGH Julia, Ailleurs
LEWIS Roy, Pourquoi j'ai mangé mon père

M


MABANCKOU Alain, Black Bazar

MAC CARTHY Cormac, La route
MAC CORMACK Eric, L'épouse hollandaise

MANKELL Henning, Comedia infantil
MANKELL Henning, Le fils du vent
MANKELL Henning, Meurtriers sans visage
MANKELL Henning, Tea-Bag

MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d'à côté
MIANO Léonora, Contours du jours qui vient
MIANO Léonora, L'intérieur de la nuit

MILLAS Juan José, Le dédordre de ton nom
MIURA Kiyohiro, Je veux devenir moine zen

MOGGACH Deborah, Ces petites choses

MURAKAMI Haruki, 1Q84
MURAKAMI Haruki, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
MURAKAMI Haruki, Chroniques de l'oiseau à ressort
MURAKAMI Haruki, Danse, danse, danse
MURAKAMI Haruki, La course au mouton sauvage
MURAKAMI Haruki, La ballade de l'impossible
MURAKAMI Haruki, La fin des temps
MURAKAMI Haruki, Les amants du Spoutnik
MURAKAMI Haruki, Kafka sur le rivage

MURAKAMI Haruki, Sommeil

N

NGOZI ADICHIE Chimananda, L'hibiscus pourpre
NOTHOMB Amélie, Biographie de la faim

O

OATES Joyce Carol, Les chutes
OGAWA Yôkô, La formule préférée du professeur
OGAWA Yôkô, La petite pièce hexagonale
OGAWA Yôkô, L'annulaire
OGAWA Yôkô, Le musée du silence
O'FAOLAIN Nuala, On s'est déjà vu quelque part ?
O'FAOLAIN Nuala, Chimères
OVALDE Véronique, Et mon coeur transparent

P

PAASILINNA Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen
PAASILINNA Arto, Le lièvre de Vatanen
PAASILINNA Arto, Petits suicides entre amis
PEJU Pierre, La diagonale du vide
PESSL Marisha, La physique des catastrophes
PETILLON, L'affaire du voile (BD)
PINGEOT Mazarine, Le cimetière des poupées

R

RENDELL Ruth,L'analphabète
RIVIERE François, Un long et meveilleux suicide
ROTH Philip, La tache
ROY Arundhati, Le dieu des petits riens
RUFFIN Jean-Christophe, Rouge Brésil
RUIZ ZAFON Carlos, L'ombre du vent
RUSSO Richard, Le déclin de l'empire Whiting
RYU Murakami,Les bébés de la consigne automatique

S

SATRAPI Marjane, Persepolis (BD)
SCHUITEN François, La tour (BD)
SEMPE-GOSCINY, Le petit Nicolas
SEN Selina, Après la mousson

SERRE Anne, Les débutants
SI JE Dai, Le complexe de Di

T

 

TANIGUCHI Jirô
TOURNIER Michel, Le roi des Aulnes

U

UDALL Brady, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

UDALL Brady, Le polygame Solitaire

V

 

VANN David, Désolations
VANN David, Sukkwann Island
VARGAS Fred, Pars vite et reviens tard

Y

YOSHIMOTO Banana, Kitchen
YOSHIMURA Akira, La jeune fille suppliciée sur une étagère

 

Z


ZWEIG Stefan, Marie-Antoinette

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