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je suis en train de lire...

 

 

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La vie d'une autre

 

Frédérique Deghelt

8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:59

vie-aux-aguets.jpgRuth, professeur à l'unversité d'Oxford, découvre que sa mère, femme rangée et paisible, a eu une activité d'agent secret et a joué un rôle décisif pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Je ne suis pas habituée aux romans d'espionnage. J'ai donc eu du mal à suivre l'intrigue, qui m'a parue compliquée, et à me passionner pour les aventures de l'espionne Eva Delectorskaya. J'ai accroché à quelques passages, mais, globalement, je me suis forcée à aller jusqu'au bout de cette lecture et je ne suis jamais vraiment "entrée dedans".

J'avais aimé Brazzaville Plage, beaucoup moins celui-ci.  Je trouve, entre autre, que l'auteur s'attache surtout aux faits et aux actions des personnages et passe un peu trop vite sur leur ressenti. On ne sait pas vraiment, par exemple, quels sont les sentiments d'Eve lorsqu'elle découvre qu'elle a été trahie par son amant. Mon âme de midinette a trouvé qu'elle passait sans état d'âme à autre chose et s'en remettait trop facilement.

Impression mitigée, donc pour ce livre qui, par ailleurs, est parfaitement bien écrit. Mais c'est vraiment une question de goût personnel. Un bon livre, je pense, pour les amateurs du genre.

 

Extrait : "Mais Eva se sentit étrangement déprimée après son déjeuner avec Angus, et elle continua aussi de s'inquiéter d'avoir pu donner des informations en filigrane, des indications sur elle et Romer, des nuances qu'un homme au cerveau aussi agile qu'Angus serait capable de transformer en un tableau plausible. Tandis qu'elle regagnait Transoceanic, de l'autre côté de la ville, à travers les grandes avenues, Park, Madison, la Ve, les vastes panoramas, la précipitation, le bavardage, le bruit et l'assurance de la ville, des gens, du pays, elle songea que peut-être, elle aussi, si elle avait été une jeune Américaine, une habitante de Manhattan, heureuse dans son travail, chérissant sa sécurité, des perspectives d'avenir et la vie devant elle, peut-être qu'elle aussi, quelles que fussent sa sympathie et sa compassion à l'égard de l'Angleterre et de son combat pour la survie, elle se serait dit : pourquoi sacrifier tout cela, risquer les vies de nos jeunes gens et s'impliquer dans une guerre sordide et mortelle se déroulant à cinq mille kilomètres d'ici ?"

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLa vie aux aguets, William Boyd, Points, 393 pages.

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5 octobre 2011 3 05 /10 /octobre /2011 17:51

sommeil Ce roman, cette nouvelle plutôt, a été publiée auparavant dans le recueil L'éléphant s'évapore

Une femme souffre d'insomnie et cette absence de sommeil va provoquer des phénomènes bizarres autour d'elle, la transformer complètement et profondément et modifier son regard sur elle-même, sa vie et son entourage.

  Aucune explication n'est apportée aux évènements mystérieux qui se produisent dans cette histoire très étrange. Tout le charme de ce roman réside justement dans l'absence de réponse  Il y flotte une atmophère qui oscille entre rêve et réalité. Et comme dans tous les romans de Murakami la frontière entre les deux est très mince. On ressent à cette lecture un curieux mélange d'angoisse et d'apaisement. C'est l'art de Murakami d'évoquer des évènements inquiétants avec un détachement que l'on retrouve souvent chez les auteurs japonais.

Un petit bijou noir, imprimé sur du beau papier glacé et magnifiquement illustré par Kat Menschik.

 

 

extrait : "Depuis que je dors plus, mes souvenirs s'éloignent de moi à une vitesse croissante. C'est très étrange. Chaque nouvelle nuit qui passe, il me semble que le moi du temps où je dormais n'était pas mon véritable moi, que mes souvenirs de cette époque ne sont pas des vrais souvenirs. Les gens peuvent donc changer à ce point, me disais-je, sans que leur entourage se rende compte de rien. Je suis la seule à savoir que j'ai changé. Même si j'expliquais aux autre ce qui m'arrive, ils ne comprendraient pas. Ils ne me croiraient pas. Et s'ils me croyaient, de toute façon, il ne pourraient pas comprendre ce que je ressens. Ils me verraient sans doute comme quelqu'un qui menace leur petit monde de déductions.

Mais moi, j'ai  réellement  changé."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifSommeil, Haruki Murakami, 10/18, 94 pages.

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 10:40

bizarreincident.gifChristopher a quinze ans. Il est exceptionnellement doué pour les mathématiques et il est capable de remarquer une foule de détails que personne ne voit jamais. Il vit seul avec son père et mène une vie bien réglée entre sa maison et son école et a horreur que l'on perturbe ses habitudes et qu'on lui mente. L'histoire démarre au moment où il découvre le cadavre du chien de sa voisine. Il décide alors de mener son enquête.


On comprend rapidement que Christopher est autiste. L'histoire est relatée de son point de vue, ce qui donne un ton très original et décalé à ce roman. Le regard  qu'il porte sur le monde est insolite. Mark Haddon nous donne ainsi une idée de l'autisme vécu de l'intérieur et nous donne l'occasion de nous voir, nous-mêmes, gens ordinaires, d'une autre façon.

C'est aussi un roman atypique où l'on sent pointer l'humour "british" pince-sans-rire.


extrait : "Je ne mens pas. Mère disait que c'est parce que je suis quelqu'un de bien. Mais ce n'est pas pour ça. C'est parce que je ne sais pas mentir.

Mère était quelqu'un de petit. Elle sentait bon. Des fois, elle portait un gilet de laine avec une fermeture Eclair devant. Il était rose et, sur le sein droit, il y avait une toute petit étiquette qui disait Berghaus.

Mentir, c'est dire que quelque chose s'est passé alors que ça ne s'est pas passé. En fait, il ne s'est passé qu'une chose à un moment donné et en un lieu donné. Et il y a un nombre infini de choses qui ne se sont pas passées à ce moment-là et à cet endroit-là. Si je pense à quelque chose qui ne s'est pas passé, je me mets à penser à routes les autres choses qui ne se sont pas passées.

Par exemple ce matin, au petit déjeuner, j'ai pris du Ready Brek et un milk-shake chaud à la framboise. Mais si je dis qu'en réalité j'ai pris des Shreddies et une tasse de thé, je me mets à penser à des Coco-Pops, à de la limonade, à du porridge et à du Pepsi, et je pense que je n'ai pas pris mon petit déjeuner en Egypte, qu'il n'y avait pas de rhinocéros dans la pièce, que Père ne portait pas de scaphandre, et ainsi de suite. Rien que d'écrire ça, j'ai la tête qui tourne et j'ai peur, comme quand je me trouve au sommet d'un très grand immeuble et qu'il y des millers de maisons, de voitures et de gens au-dessous de moi et qu'ils se bousculent tellement dans ma tête que j'ai peur d'oublier de me tenir bien droit et de m'accrocher à la rambarde, et alors je me dis que je vais tomber et me tuer.

C'est aussi une des raisons pour lesquelles je n'aime pas les vrais romans : ils racontent des mensonges sur des choses qui ne se sont pas passées alors ça me fait tourner la tête et ça me fait peur.

C'est pour ça que tout ce j'ai écrit ici est vrai."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gif

  Le bizarre incident du chien pendant la nuit, Mark Haddon, Pocket, 346 pages.


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4 septembre 2011 7 04 /09 /septembre /2011 18:39

revesdegarcons.jpg Laura Kasischke dresse dans ce roman noir le portrait d'adolescentes américaines typiques. Probablement un de ses sujets d'observation favoris puisqu'on le retrouve très souvent dans son oeuvre. Ici, il s'agit de trois pom-pom girls dans un camp de vacances. Belles, intelligentes, sûres d'elles, un brin arrogantes. Le monde semble leur appartenir. Elles organisent une escapade pour aller se baigner dans le mystérieux et profond Lac des Amants.

  

Mais comme dans tous les romans de Laura Kasischke, L'angoisse flotte dans l'air. On sent qu'un drame va se produire. Il n'arrive qu'à la fin et de manière inattendue. Le suspense est un prétexte pour nous intéresser aux destins des jeunes filles, en particulier ceux de Kristy, la narratrice, et de son amie Desiree. De nombreux flashbacks nous ramènent à leur enfance.

 

 Ce roman n'est cependant pas mon préféré de Laura Kasischke. J'ai eu du mal à me passionner pour le parcours de ces deux jeunes filles pour lesquelles je n'ai ressenti aucune sympathie et j'ai trouvé que l'intrigue mettait du temps à "décoller". Parmi les romans de cette auteur, je place toujours en tête La couronne verte et Un oiseau blanc dans le blizzard.

 

extrait : "Le bruit de fond orchestré par les cigales avait totalement disparu. Il s'était soudain interrompu en fin d'aprè-midi, et personne, pas même Miss Vaseline ne savait si l'on devait ce répit à la tombée de la nuit ou à la mort des insectes. Toutefois, on ne pouvait pas nier le changement. Les cigales s'affaiblissaient, tombaient des arbres l'une après l'autre en une pluie écoeurante de corps fripés crachotant dans la poussière. c'était comme si on avait appuyé sur un énorme interrupteur qui les auraient fait taire d'un coup. Quelle étrange sensation que de pouvoir entendre de nouveau le chant des oiseaux et le bruit des branches d'arbres."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifRêves de garçons, Laura Kasischke, Le Livre de Poche, 250 pages.

 


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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 22:40

polygame-solitaire J'attendais avec impatience ce deuxième roman de Brady Udall. Je gardais un excellent souvenir du Destin miraculeux d'Edgar Mint.


Dans Le polygame solitaire l'auteur immerge son lecteur dans une famille mormonne sous l'angle de trois personnages différents :

Le père, Golden Richards, a choisi de vivre selon le "Principe" qui veut qu'un homme ait plusieurs épouses et procrée le plus possible. Mais Golden est débordé par ses quatre femmes et ses vingt-huit enfants et rêve d'évasion.  

  Pendant ce temps, sa plus jeune femme, Trish, se sent complètement délaissée par son mari et déprime.

Rusty, un de ses fils, perturbé et en manque d'affection, fait les quatre cent coups. Sa mère, Rosa, dépressive, est internée en hôpital psychiatrique.

Berverly, la première épouse règne en tyran sur cette tribu.

 Un chantier loin de chez lui donne l'occasion à Golden de changer d'air. Il tombe amoureux de la femme de son client, Houila. Le voilà tiraillé entre ses devoirs conjugaux et familiaux et la tentation d'abandonner femmes et enfants pour s'enfuir avec Houila.


Brady Udall sait de quoi il parle puisqu'il a grandit lui-même dans une famille de Mormons. C'est un conteur hors-pair. Il fait alterner avec habileté les points de vue des différents personnages, les moments comiques et les moments dramatiques. On passe d'une époque à l'autre sans suivre d'ordre chronologique. Mais à aucun moment on ne ressent ennui ou lassitude. 

 

Ce pavé de plus de 700 pages m'a paru un peu moins passionnant, peut-être un peu moins caustique aussi, que le Destin miraculeux... mais ça reste un excellent roman et Brady Udall reste pour moi un auteur à suivre de près.

 

premières phrases : " Pour le dire le plus simplement possible, c'est l'histoire d'un polygame qui a une liaison. Mais bien sûr, c'est beaucoup plus compliqué. La vie d'un polygame, même dépourvue de mensonges, de secrets et d'infidélités est tout sauf simple. Prenez, par exemple, ce vendredi soir en début de printemps où Golden Richards rentra à la Grande Maison -l'une des trois qu'il appelait son foyer- après une semaine passée sur le chantier. On aurait dû assister à la plus charmante, la plus innocente des scènes familiales. : un père rentre chez lui accueilli avec amour par ses femmes et ses enfants. Alors qu'il s'engageait dans la longue allée gravillonée, Golden n'ignorait pas qu'en réalité, ce qui l'attendait n'aurait rien de charmant, d'innocent ou quoi que ce soit de ce genre."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gif Le polygame solitaire, Brady Udall, Albin Michel, 735 pages.

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 18:13

quartierlointain  Un homme rentre chez lui à Tokyo par le Shinkansen (TGV japonais) et se retrouve dans la ville de son enfance et dans la peau de ses quatorze ans. Il tente alors de modifier le cours de son passé. Un chef-d'oeuvre plein de sensibilité et de délicatesse.

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifQuartier lointain, l'intégrale, Jirô Taniguchi, Casterman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

anneesdouces2.jpg

anneesdouces.jpg

 Une adaptation du roman de Hiromi Kawakami. Une jeune femme tombe par hasard sur son ancien professeur. Au fil de rencontres fortuites, un lien tendre et subtil va se tisser entre eux. Une belle histoire d'amour qui prend son temps et qui met les papilles en éveil puisque la cuisisne et la gastronomie japonaises y sont très présentes. 

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLes années douces, tomes 1 et 2, Taniguchi & Kawakami, Casterman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

sauveteur.jpgUn guide de haute montagne descend à Tokyo retrouver la fille d'un ami décédé quelques années auparavant.

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLe sauveteur, Jirô Taniguchi, Casterman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'année dernière j'ai eu la chance de réaliser un de mes rêves : j'ai pu effectuer un cours séjour au Japon au cours duquel j'ai visité principalement Tokyo et Kyôtô. Evidemment, deux semaines ne m'ont pas suffi pour explorer en profondeur l'âme et la culture japonaise, mais j'en ai eu un tout petit aperçu. En lisant les mangas de Jirô Taniguchi, j'ai retrouvé avec plaisir les paysages aperçus là-bas. Le graphisme de Taniguchi rend avec précision l'architecture  des villes japonaises et l'atmosphère qui s'en dégage. On retrouve également chez ses personnages la réserve et la pudeur des sentiments caractéristiques des Japonais. Ces trois ouvrages magnifiques permettent un beau voyage dans le Japon d'aujourd'hui.

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Published by Clarinette - dans livres en bulles
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16 avril 2011 6 16 /04 /avril /2011 22:35

neverletmego.jpg

 

Très fidèle au roman de Kazuo Ishiguro, Auprès de moi toujours (en français). Ayant lu le livre, je connaissais déjà le déroulement et le dénouement de l'histoire. Du coup, j'ai ressenti moins de plaisir à regarder le film qu'à lire le livre, voire un léger ennui. Mais au moins, les paysages, les personnages... correspondaient à la manière dont je me les représentais.

C'est un film tout en retenue, délicatesse et mélancolie. Une histoire de clonage et de dons d'organe qui fait froid dans le dos avec, en filigrane, une belle histoire d'amour. Crey Mulligan et Andrew Garfield qui interprètent Kathy et Tommy sont impeccables, mais j'ai trouvé Keira Knightley qui joue le rôle de Ruth, un brin agaçante.

 

 

Never let me go réalisé par Mark Romanek, avec Carey Mulligan, Andrew Garfield, Keira Knightley...

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 20:46

primal.jpg J'ai choisi ce livre, dans le cadre de l'opération "Masse Cristique" organisée par Babelio, parce que les histoires de naufragés m'ont toujours passionnée. Parmi les romans qui m'ont le plus marquée, il y a Sa Majesté des Mouches, que j'ai lu enfant et qui m'avait bouleversée, Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier et L'île de Robert Merle 

"Un groupe d'étudiants nus et hagards est retrouvé un an après avoir disparu lors d'une expédition scientifique dans le Pacifique."  Il y avait de quoi me mettre l' eau à la bouche. D'autant que  le petit mot qui accompagnait le livre disait : "Vous aimez "Lost"...vous aimerez Primal." Or il se trouve que "Lost" est ma série préférée. Comment l'attachée de presse des éditions JC Lattès l'avait-elle deviné ? Je me suis donc jetée avec avidité sur ce livre et j'en ai dévoré les premières pages.

Ce livre est écrit sous forme d'une enquête au cours de laquelle le narrateur cherche à découvrir ce qui s'est vraiment passé sur l'île. Robin Baker part du principe que l'être humain est avant tout un grand primate et que, dépouillé de tout ce qui le distingue des animaux -vêtements, habitation, outils, et tout les objets de la technologie moderne- il retourne progressivement à l'état sauvage. J'ai été un peu déçue par la manière dont il décrit ce processus. J'ai trouvé qu'il passait un peu trop vite sur la façon dont les naufragés trouvent des moyens de survie et s'adaptent à cette situation physiquement et psychologiquement. L'auteur s'attache surtout à décrire leur comportement sexuel qui se rapproche à la fin de celui des chimpanzés avec qui les naufragés cohabitent sur l'île. Tout le long de ma lecture, je me suis demandé : est-ce ainsi que l'on devient lorsqu'on est débarrassé de tous nos attributs d'êtres humains ? Est-ce que l'on perd aussi si vite nos repères sociaux et culturels ? J'ai trouvé que le ton du livre était un brin trop sensationnel et qu'il y manquait un peu de réflexion.

Ce livre m'a donc laissée sur ma faim. Mais je ne me suis pas ennuyée une minute et il a eu le mérite d'avoir suscité en moi des interrogations sur la nature humaine.

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifPrimal, Robin Baker, JC Lattès, 431 pages.

 

 

Merci à Babelio et aux éditions JC Lattès pour cette lecture.

 


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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 21:49

ballade-de-lila-KUn roman d'anticipation : l'histoire d'une jeune fille dans le Paris des années 2100 dont le centre est devenu un endroit surveillé, aseptisé, hyper-sécurisé, entouré d'un mur au delà duquel il y a la Zone, un monde de violence, de misère, de non-droit mais aussi de liberté. Lila a été arrachée à sa mère pendant sa petite enfance. Enfermée au Centre, elle y reste jusqu'à ses 18 ans. Le souvenir de sa mère s'est effacé de sa mémoire, mais elle n'a qu'une obsession : la retrouver.

Blandine Le Callet imagine ce que pourrait devenir le monde à partir de ses dérives actuelles. Dans cette société du futur, les livres sont bannis car porteurs de germes, les gardiens de prisons sont des automates, les urines sont analysées tous les jours et l'on se fait faire des injections dès l'apparition de la première ride. Ca fait froid dans le dos mais c'est aussi passionnant et très bien écrit. J'ai été scotchée dès les premières pages.

 

premières phrases : "Dans la vie, il y a toujours un avant, un après, vous avez remarqué ? Avec entre les deux une cassure franche et nette, heureuse  ou malheureuse -c'est une question de chance. Elle ne peut pas sourire à tout le monde, évidemment. je suis sûre que personne n'y échappe.

Pour moi, la rupture s'est produite le jour où des hommes casqués, tout en noir, ont défoncé la porte pour se ruer dans la chambre."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLa ballade de Lila K, Blandine Le Callet, Stock.
 

   
    

 


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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 15:44

désordrenomJulio Orgaz a une quarantaine d'année est divorcé d'une femme avec qui il a eu un fils qu'il ne voit pratiquement jamais. Il est aussi éditeur et projette d'écrire un roman. Il est en psychanalyse parce qu'il souffre d'hallucinations auditives : dans les moments de crises il croit entendre l'Internationale. Il tombe amoureux de Laura qu'il a rencontré dans le parc où il se rend après ses séances. Elle lui rappelle son ancienne maîtresse Teresa. Il s'avère que Laura est la femme de son psychanalyste mais Julio ne le sait pas...

  Un roman que j'ai eu plaisir à lire. Les personnages y sont un peu décalés, loufoques et fantaisistes. L'auteur y livre aussi quelques réflexions intéressantes sur la construction d'un roman. Pour écrire, Julio puise l'inspiration dans sa propre vie et inversement le roman qu'il écrit a une influence sur son existence.

 

extrait : "Voilà pour quoi j'ambitionne d'écrire un roman où s'articuleraient, formant un seul corps, ce qui arrive et ce qui n'arrive pas. La difficulté, ce serai d'exprimer ce qui m'échappe, et de l'exprimer sans avoir besoin de le connaître.

"J'ai déjà un bon début : imaginons le personnage principal, un homme mûr, qui un jour commence à entendre inopinément L'Internationale. Et cela le conduit, comme moi, jusqu'au divan d'un psychanalyste. Et du divan du psychanalyste il se retrouve dans les bras d'une femme rencontrée dans un parc. et cette femme n'est pas celle qu'on croit. Et le personnage..."

 

smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifLe désordre de ton nom, Juan José Millas, Galaade, 215 pages.

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J'ai lu...

A

ABE Kôbô, La femme des sables
ABOUET Marguerite, Aya de Yopougon (BD)
ALGOUD Albert, L'intégrale des jurons du capitaine Haddock
ANGOT Christine, Pourquoi le Brésil ?
AUSTER Paul, L'invention de la solitude
AUSTER Paul, Léviathan

B

BACHMAN Richard, Marche ou crève
BADHWAR Inderjit, La chambre des parfums

 BAKER Robin, Primal
BANKS Russell, American darling
BARBERY Muriel, L'élégance du hérisson
BENAQUISTA Tonino, Quelqu'un d'autre
BEN SADOUN Florence, La fausse veuve
BESSON Philippe, L'arrière-saison
BESSON Philippe, L'enfant d'octobre
BLONDEL Jean-Philippe, Accès direct à la plage
BOYD William,Brazzaville Plage

BOYD William La vie aux aguets


C

CAPOTE Truman, De sang froid
CAPOTE Truman, La traversée del'été
CARRERE Emmanuel, L'adversaire
CARRERE Emmanuel, La classe de neige
CARRERE Emmanuel, La moustache
CARRERE Emmanuel, Un roman russe
CHI Li Soleil Levant
Claudel Philippe, Les âmes grises

D

DE ROSNAY Tatiana, Spirales
DONGALA Emmanuel B. Les petits garçons naissent aussi des étoiles
DUBOIS Jean-Paul, Une vie française
Dubois Jean-Paul, Hommes entre eux
Duong Thu Huong, Terre des oublis

E

EMECHETA Buchi, Citoyen de seconde zone
ERNAUX Annie
EVERETT Percival, Désert américain

F

FAYE Eric, Le syndicat des pauvres types
FARGUES Nicolas, J'étais derrière toi
FARGUES Nicolas, Rade Terminus

 FLYNN Gillian, Les apparences
FRAPPAT Hélène, Par effraction

G

 

GALLAY Claudie, Les déferlantes
GANDER Forrest, En ami
GARCIA MARQUEZ Gabriel, Cent ans de solitude
GAUDE Laurent, La mort du roi Tsongor
GAVALDA Anna, Ensemble, c'est tout

H

 

Haddon Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

HAMPATE BA Amadou, Amkoullel, l'enfant Peul

HETU  Julie, Baie Déception
HIGHSMITH Patricia
HIRAIDE Takashi, Le chat qui venait du ciel
HOLDER Eric, La baïne
HOSSEINI Khaled, Les cerfs-volants de Kaboul
HOUELLEBECQ Michel

I

IRVING John, Je te retrouverai
IRVING John, Un mariage poids moyen
ISHIGURO Kazuo, Auprès de moi toujours
ISHIGURO Kazuo, Lumière pâle sur les collines

J

JAUFFRET Régis

JONASSON Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
K

KASISCHKE Laura A moi pour toujours

KASISCHKE Laura, A Suspicious River

KASISCHKE Laura, La couronne verte
KASICHKE Laura, Un oiseau blanc dans le blizzard

KASISCHKE Laura, Rêves de garçons
KAWABATA Yasunari, Pays de neige
KENNEDY Douglas, Cul-de-sac

KENNEDY Douglas, The woman in the fifth
KENNEDY Douglas, Rien ne va  plus

KETTLER Pierre-François, L'arc de la lune
KHADRA Yasmina, L'attentat
KORBJITTI Chart, La chute de Fak
KOUROUMA Ahmadou, Le soleil des indépendances
KOUROUMA Ahmadou, Allah n'est pas obligé

L

LARCENET Manu, Le combat ordinaire (BD)
LARSSON Stieg, Milenium I : les hommes qui n'aimaient pas les femmes
LARSSON Stieg, Millenium II : la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

LE CALLET Blandine, la ballade de Lila K
LEE Harper, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
LEIGH Julia, Ailleurs
LEWIS Roy, Pourquoi j'ai mangé mon père

M


MABANCKOU Alain, Black Bazar

MAC CARTHY Cormac, La route
MAC CORMACK Eric, L'épouse hollandaise

MANKELL Henning, Comedia infantil
MANKELL Henning, Le fils du vent
MANKELL Henning, Meurtriers sans visage
MANKELL Henning, Tea-Bag

MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d'à côté
MIANO Léonora, Contours du jours qui vient
MIANO Léonora, L'intérieur de la nuit

MILLAS Juan José, Le dédordre de ton nom
MIURA Kiyohiro, Je veux devenir moine zen

MOGGACH Deborah, Ces petites choses

MURAKAMI Haruki, 1Q84
MURAKAMI Haruki, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
MURAKAMI Haruki, Chroniques de l'oiseau à ressort
MURAKAMI Haruki, Danse, danse, danse
MURAKAMI Haruki, La course au mouton sauvage
MURAKAMI Haruki, La ballade de l'impossible
MURAKAMI Haruki, La fin des temps
MURAKAMI Haruki, Les amants du Spoutnik
MURAKAMI Haruki, Kafka sur le rivage

MURAKAMI Haruki, Sommeil

N

NGOZI ADICHIE Chimananda, L'hibiscus pourpre
NOTHOMB Amélie, Biographie de la faim

O

OATES Joyce Carol, Les chutes
OGAWA Yôkô, La formule préférée du professeur
OGAWA Yôkô, La petite pièce hexagonale
OGAWA Yôkô, L'annulaire
OGAWA Yôkô, Le musée du silence
O'FAOLAIN Nuala, On s'est déjà vu quelque part ?
O'FAOLAIN Nuala, Chimères
OVALDE Véronique, Et mon coeur transparent

P

PAASILINNA Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen
PAASILINNA Arto, Le lièvre de Vatanen
PAASILINNA Arto, Petits suicides entre amis
PEJU Pierre, La diagonale du vide
PESSL Marisha, La physique des catastrophes
PETILLON, L'affaire du voile (BD)
PINGEOT Mazarine, Le cimetière des poupées

R

RENDELL Ruth,L'analphabète
RIVIERE François, Un long et meveilleux suicide
ROTH Philip, La tache
ROY Arundhati, Le dieu des petits riens
RUFFIN Jean-Christophe, Rouge Brésil
RUIZ ZAFON Carlos, L'ombre du vent
RUSSO Richard, Le déclin de l'empire Whiting
RYU Murakami,Les bébés de la consigne automatique

S

SATRAPI Marjane, Persepolis (BD)
SCHUITEN François, La tour (BD)
SEMPE-GOSCINY, Le petit Nicolas
SEN Selina, Après la mousson

SERRE Anne, Les débutants
SI JE Dai, Le complexe de Di

T

 

TANIGUCHI Jirô
TOURNIER Michel, Le roi des Aulnes

U

UDALL Brady, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

UDALL Brady, Le polygame Solitaire

V

 

VANN David, Désolations
VANN David, Sukkwann Island
VARGAS Fred, Pars vite et reviens tard

Y

YOSHIMOTO Banana, Kitchen
YOSHIMURA Akira, La jeune fille suppliciée sur une étagère

 

Z


ZWEIG Stefan, Marie-Antoinette

Mes auteurs favoris