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La vie d'une autre

 

Frédérique Deghelt

14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 19:05
d--sertam--ricain.jpgTed est sur le point de se suicider quand un camion lui rentre dedans, sa tête est arrachée. Puis elle est grossièrement recousue... Pendant les obsèques, il se redresse soudain et se lève de son cercueil. S'ensuit une série de péripéties aux cours desquelles il ouvre les yeux sur ses concitoyens et sur lui-même...Sa "résurrection" le rend en quelque sorte "extra-lucide" et  Ted qui se voyait comme un raté de fait le bilan de sa vie passée et réfléchit sur sa vie de couple et de famille.
Ce roman est une réflexion sur le sens de la vie et de la mort : à partir de quel moment est-on mort ? Comment la mort est perçue par la société ?
Car Ted n'est ni vivant ni mort. Certains le prennent pour un Messie, d'autres pour le Diable en personne. C'est l'occasion pour Percival Everett de se moquer  des sectes et fanatiques de tout poil.
Mais c'est aussi un prétexte pour passer en revue les tares et les angoisses qui tourmentent les américains.  Le tout sur un rythme effréné...
Un roman écrit dans un style plutôt drôle, enlevé et plaisant à lire. Ca pourrait faire un bon film...Ca m'a fait un peu penser à du John Irving mais en moins bien. Ca va un peu trop vite, il manque, à mon goût, une petite dose d'audace et de profondeur. Pas inoubliable, donc...

extrait : "Le choeur entonna un chant intitulé,  Ce chemin qui nous mène au Seigneur Jésus-Christ, Notre Sauveur, tandis que l'assemblée debout, missels ouverts, articulait des paroles en silence, et  que s'échangeaient des regards stupéfaits. C'est alors, dans l'harmonieuse vibration de l'ultime amen, que Théodore Larue se redressa dans son cercueil. Un silence incompréhensible, quoique de courte durée se fit dans l'église. Emily Larue poussa un cri et, agrippant sa mère, tenta de se hisser dans ses bras, tandis que sur la bouche de Perry Larue se formaient en continu les syllabes "pa-pa". Gloria Larue s'évanouit mais resta figée debout, les yeux écarquillés. Sa soeur s'enfuit vers la porte, prit se grands pieds dans le tapis  rouge presque au bout de l'allée et vint rouler aux pieds d'un aveugle, robe par dessus tête. Orville Orson se mit à lâcher des pets à répétition, le doyen à prier à voix haute. Dame  Beowulf  saisit dans son sac la bombe au poivre dont son fiancé lui avait fait cadeau. Face tournée vers le plafond de la Première Eglise chrétienne du Sang sacré et de l'Esprit éternel, Larville Cène leva les mains au ciel et se mit à crier, "Seigneur Jésus-Christ ! Seigneur Jésus, Mon Dieu ! Alléluia ! Un miracle dans mon église ! Dans ma maison de Dieu à moi !  Jésus ! Jésus ! Jésus !
Puis la chorale à l'unisson se mit à clamer : "Jésus ! Jésus ! Jésus !"
Parmi les clameurs, les cris et les pets, Ted Larue sortit de son cercueil et fit face à l'assemblée. Son pantalon s'étant trouvé être juste à la taille du sieur Sandre, il était nu à partir de la ceinture, ses organes décrivant devant lui un courbe élégante."


smil-titcoeur.gifDésert américain, Percival Everett, Editions Actes Sud, Collection Babel, 317p.

L'avis d'Allie
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2 septembre 2007 7 02 /09 /septembre /2007 19:36
oiseaublancblizzard-copie-1.gifJ'ai découvert ce livre par hasard. Il était recommandé par une de mes "petites librairies" préférées.
L'histoire : Katrina a seize ans et mène une vie morne dans une banlieue chic dans l'Ohio entre ses parents et son petit copain Phil. Un jour sa mère disparaît sans laisser de trace. Katrina continue à vivre et à grandir comme si de rien n'était. Petit à petit elle devient femme.
Elle semble indifférente à l'absence de sa mère, mais elle continue à rêver d'elle et les souvenirs remontent à la surface.
Laura Kasischke décrit le quotidien banal d'une adolescente américaine avec ses parents lisses et ennuyeux.  Mais sous cette apparence terne se cache un secret sordide et dérangeant. Par petites touches subtiles et à l'aide d'images et de métaphores insolites, elle nous emmène dans l'intimité de la jeune fille nous dévoile ses angoisses, ses rêves, ses fantasmes et elle fait monter le malaise... Elle a un style unique, une poésie qui sort de l'ordinaire et l'art de faire lentement monter la tension jusqu'au dénouement. Un thriller poétique en quelque sorte... Une belle découverte...

premières phrases : "J'ai seize ans lorsque ma mère se glisse hors de sa peau par un après-midi glacé de janvier - elle deveint un être pur et désincarné, entoué d'atomes brillants comme de microscopiques éclats de diamant, accompagnés, peut-être, par le tintement d'une cloche, ou par quelques notes claires de flûtes dans le lointain - et disparaît.
Personne ne la voit s'en aller, mais elle est bel et bien partie.

La veille au matin, ma mère était encore une femme au foyer - qui, depuis vingt ans, maintenait notre maison dans un état de propreté et de stérillité qui aurait pu rivaliser avec l'esprit de l'hiver lui-même ; alors, peut-être a-t-elle tout simplement fini par s'épousseter elle même, en un nuage lumineux qui s'est envolé par la fenêtre de la chambre, un nuage fait d'une poudre douce comme le talc, qui s'est mélangé avec des flocons qui tombaient, avec la poussière céleste et les cendres lunaires qui flottaient au loin."


smil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifsmil-titcoeur.gifUn oiseau blanc dans le blizzard
, Laura Kasischke,  Editions Christian Bourgeois, Collection Points, 321p.
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 13:00
American darling est un livre passionnant à bien des égards. C'est avant tout le portrait de Hannah Musgrave, une femme complexe et pleine de contradictions qui incarne bien le sentiment de culpabilité de la classe blanche américaine aisée. Mais au delà, Russell Banks retrace avec une grande précision l'histoire très particulière du Liberia qui a servi de colonie aux esclaves noirs américains affranchis ou libérés, qui s'est ensuite retrouvé déchiré par un guerre civile sans merci menée par trois chefs de guerre sanguinaires, Samuel Doe, Prince Johnson et Charles Taylor. Hannah est vraiment au coeur de l'histoire (avec un petit et un grand H), puisqu'elle est amenée d'une manière ou d'une autre à rencontrer chacun de ces trois protagonistes. J'ai souvent pensé à Allah n'est pas obligé qui traite du même sujet du point de vue d'un enfant-soldat... On comprend aussi la différence et la hiérarchie qui s'est créée entre les africains indigènes et les "américanos".  Russel Banks semble avoir un excellente connaissance de l'Afrique où rien n'est tout à fait blanc ni tout à fait noir. Beaucoup de choses m'ont touchée : la difficulté des rapports dans un couple mixte (Hannah a épousé un libérien), celle d'une femme blanche américaine déracinée vivant dans un pays d'Afrique noire et en même temps son amour pour ce pays qu'elle considère désormais comme le sien. Russel Banks délivre aussi un message écologique clair : Le travail de Hannah consiste à prendre soin de chimpanzés qui ont servi de cobayes à des laboratoires pharmaceutiques, elle finit par s'y attacher profondément et par les considérer comme sa vrai famille, son regard sur l'humanité est désabusé. Il y a là une condamnation évidente des maltraitances faites aux animaux par les humains.
On sent que l'auteur tient à expliquer beaucoup de choses, peut-être de manière un peu trop appuyée et démonstrative parfois, mais c'est ce qui fait de ce roman, un roman très riche qui montre à la fois un parcours personnel et intime, le destin de tout un pays et l'évolution du monde qui change à toute vitesse (le livre se termine le 11 septembre 2001).

extrait : "C
'était un énorme contraste avec les vieilles villes ouvrières et grises que j'avais quittées -ces agglomérations récemment abandonnées de la ceinture industrielles des Etats-Unis, comme New Bedford et auparavant Cleveland, qui m'avaient écrasée presque à mon insu-, un contraste si splendide, si attirant, que je trouvais Accra irrésistible. La chaleur ici était intense, équatoriale, mais grâce à la brise soutenue qui venait de l'Atlantique l'humidité n'était pas inconfortable et, tant qu'on restait à l'écart du soleil, on avait le sensation d'un climat idéal -le climat auquel l'anatomie humaine, après des centaines de milliers d'années d'évolution, est parfaitement adaptée. Et puis j'aimais le peuple ghanéen. Ce sont des gens qui s'excitent facilement, qui sont bruyants et paraissent sûrs d'eux-mêmes. Ils vous font du rentre-dedans, mais avec charme et bonne humeur, ils agitent les mains, ils gesticulent, s'inclinent, se tordent et virevoltent en même temps qu'ils parlent, chicanent, se chamaillent, cancanent et chantent. A l'instar de sa population, la ville lutte inlassablement pour gagner votre attention et votre oreille par son vacarme incessant de klaxons, de bus, de camions sans silencieux, de radios qui hurlent par les fenêtres et à la devanture des magasins, de colporteurs qui crient leurs marchandises, de bébés qui pleurent, de marteaux-piqueurs qui pilonnent le sol. Où que l'ont se tourne, Accra s'efforce d'attirer et de retenir votre regard par ses couleurs vives et animées il y a les superbes pagnes peints irrégulièrement que les femmes enroulent autour de leur corps ; il y a leur coiffures élaborées, d'un noir brillant, structurées comme des chapeaux et aussi précaires que des pièces montées, savamment torsadées, tressées et ornées de perles ; il y a les vélos chinois repeints de couleurs tape-à-l'oeil ; les minibus bondés qu'on appelle tros-tros ; les vertigineuses pyramides de fruits et légumes au marché de Makola ; et les enseignes de coiffeurs aux portraits naïfs, mal finis, peints à la main, de Noirs aux coupes de cheveux branchées appelées "747 Wave", "Barracuda Zip" ou "Concord Up". J'aimais la nourriture qu'on vendait dans les rues, surtout le keli-weli, savoureux petits boutsde plantain frit dans de l'huile de palme, assaisonnés au gingembre et au piments servis sur une feuille de bananier. J'avais même appris à apprécier les vestiges gastronomiques de l'époque coloniale : une tasse de Milo chaud le matin, et à midi, au bureau, un épais sandwich à la Vache qui rit étalée sur le pain de mie spontieux et blanc que Zack, rien que pour m'énerver, aimait qualifier de pain de pétasse."
 

American darling, Russell Banks, Editions Actes Sud,393p.

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4 avril 2007 3 04 /04 /avril /2007 20:17
J'ai acheté ce livre un jour où j'étais en panne de lecture et parce qu'il était recommandé par ma petite librairie préférée. 
Le narrateur fait la connaissance de Thomas Vanderlinden, son nouveau voisin qui lui raconte l'histoire de sa mère Rachel Vanderlinden qui a été mariée à Rowland Vanderlinden. Celui-ci part un jour en voyage. Au bout de quelques temps, un autre homme débarque chez Rachel et se présente sous le nom de son mari...
Ce roman est difficile à résumer car il est constitué de plusieurs histoires à tiroirs. Il arrive à chacun des personnages des aventures toutes plus farfelues les unes que les autres et dans les contrées les plus reculées possibles. Le tout est racontée avec une précision quasi documentaire qui donne un ton pince-sans-rire à ce livre. Eric Mc Cormack décrit par exemple les moeurs de tribus africaines et polynésiennes très impressionnantes, on se demande dans quelle mesure c'est inspiré de la réalité. On est tenu en haleine par un suspense bien ménagé par l'auteur.
Eric Mc Cormack est un formidable conteur. Un livre qui se disperse peut-être un peu trop : à un moment donné vers le milieu du livre, j'avais perdu un peu le fil de l'histoire initiale. Mais c'est vraiment plaisant, très distrayant, plein de rebondissements. A lire pour vivre un bon moment d'évasion.

Extrait : "Un samedi, en fin d'après-midi, au début de l'automne, Rachel Vanderlinden attendait le retour de son mari, Rowland qui revenait de l'étranger - il était parti de Queensville depuis plus de trois mois. Il avait envoyé un télégramme annonçant qu'il arrivait ce jour-là de la Côte est par le train. Elle avait besoin de lui parler une bonne fois pour toutes.
Elle se tenait à la fenêtre de la cuisine, le regard perdu au delà de la pelouse, vers le lac : les vagues étaient encore couvertes des moutons laissés par la tempête. La nuit précédente, la grande maison de pierre elle-même avait bien cru qu'elle allait être arrachée. Mais depuis le vent avait molli et la fenêtre était entrebaillée. Par l'embrasure, elle entendit un écho plein de tristesse et leva les yeux vers le ciel : au-dessus de sa tête, un immense vol d'oies apportait le parfum du nord. Elle frissonna et alla au fourneau se verser un autre café.
Elle feuilletait la gazette assise à la table, quand la sonnette de la porte d'entrée retentit : trois long coup bien distincts. C'était toujours ainsi que Rowland annonçait son arrivée avant d'entrer."

L'épouse hollandaise, Eric Mc Cormack, Editions Christian Bourgeois, 331p.
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6 février 2007 2 06 /02 /février /2007 12:29
A travers une succession d'anecdotes, Jean Louise (Scout), fait le portrait de son père, Atticus Finch, avocat dans une petite ville d'Alabama qui est chargé de la défense d'un Noir, Tom Robinson, accusé d'un viol sur une femme blanche.
La première moitié du livre est surtout consacrée à la vie quotidienne de Scout et de son frère, Jem, à leurs jeux d'enfants avec Dill, le "fiancé" de Scout. Autour d'eux gravitent des personnages assez pittoresques, des vieilles demoiselles, un voisin mystérieux qui ne sort jamais de chez lui... Le tout raconté avec beaucoup de piquant et d'humour, car Scout est vrai petit garçon manqué qui n'a pas sa langue dans sa poche.
Dans la deuxième partie, Scout relate en détail, le procès de Tom Robinson. La plaidoirie d'Atticus est particulièrement bouleversante.
Scout et Jem vont peu à peu, grâce à leur père, humaniste convaincu, ouvrir les yeux sur le monde qui les entoure.
Un livre sur l'enfance, ses jeux, son apparente insouciance, mais aussi, ses questions, son incompréhension face aux incohérences des adultes qui fabriquent les différences.  Cet épisode les transformera à jamais et d'une certaine façon sera un premier pas vers la sortie de l'enfance.
Ce livre publié dans les années soixante, à l'époque de la lutte contre la ségrégation raciale et pour les "Civil Rights"  a eu un un impact énorme sur le public américain. On comprend pourquoi, car il s'agit d'une véritable ode à la tolérance, à la justice et à l'égalité des droits entre Noirs et Blancs.
Il faut lire également la postface d'Isabelle Hausser qui apporte un éclairage très intéressant sur ce livre et sur son auteur.

extrait : "Quand je vins au monde, Maycomb était déjà une vieille ville sur le déclin. Par temps de pluie, ses rues prenaient l'aspect de bourbiers rouges ; l'herbe poussait sur les trottoirs, le palais de justice penchait vers la place. Curieusement, il faisait plus chaud à l'époque : les chiens supportaient mal les journées d'été ; les mules efflanquées, attelées à leur carrioles, chassaient les mouches à grands coups de queue à l'ombre étouffante des chênes verts sur la place. Les cols durs des des hommes se ramollissaient dès neuf heures du matin. Les dames étaient trempées de sueur dès midi, après leur sieste de trois heures et, à la nuit tombante, ressemblaient à des gâteaux pour le thé, glacés de poudre et de transpiration.
Les gens se déplaçaient lentement alors. Ils traversaient la place d'un pas pesant, traînaient dans les magasins et devant les vitrines, prenaient leur temps pour tout. La journée semblait durer plus de vingt-quatre heures. On ne se pressait pas, car on n'avait nulle part où aller, rien à acheter et pas d'argent à dépenser, rien à voir au-delà des limites du comté de Maycomb. Pourtant, c'était une période de vague optimisme pour certains : le comté venait d'apprendre qu'il n'avait rien à craindre sauf de lui-même.


Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, Harper Lee, Editions Le Livre de Poche.

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31 octobre 2006 2 31 /10 /octobre /2006 00:00
Patricia Highsmith est un auteur que j'ai beaucoup lu quand j'étais (beaucoup) plus jeune. J'avais lu une excellente critique sur ce livre à sa sortie et je m'étais promis à l'époque de le lire un jour. Voilà, c'est chose faite.

Je ne suis pas spécialement attirée par les biographies. J'ai eu un peu de mal, au départ, à me lancer dans cette lecture. De plus, François Rivière fait souvent référence à des oeuvres de Patricia Highsmith que je ne connais pas ou à des auteurs que je n'ai pas lus. J'étais donc un peu frustrée. Pour apprécier pleinement ce livre, il aurait fallu que je me plonge avant dans tous les romans et nouvelles de l'écrivain. Néanmoins, je l'ai aimé, d'abord parce Patricia Highsmith est un écrivain et une femme fascinante, et puis ce livre est à la fois un hommage à l'écrivain et une critique de son oeuvre. François Rivière met en parallèle, les personnages et la personnalité profonde de l'auteur. On comprend comment sont nés Tom Ripley (Mr Ripley), Guy et Bruno (L'inconnu du Nord Express), etc...Une phrase extraite d'une interview de l'écrivain résume bien sa démarche littéraire :"Je ne suis pas intéressée par les "whodunits" ("qui a tué ?") et tout ce qui tourne autour du mystère traditionnel. Ce qui me plaît c'est le pourquoi du crime et c'est la raison pour laquelle celui ci se doit d'être plausible."

Patricia Highsmith était un auteur à part, pas seulement comme on l'a souvent dit d'elle 'un auteur à suspense"...Elle avait l'art de faire basculer ses personnages d'apparence ordinaire dans la folie. J'aimais beaucoup la façon dont elle décrivait avec minutie les petites choses de la vie quotidienne, les petites habitudes de ses personnages...

François Rivière s'attache plus à l'oeuvre de Patricia Highsmith qu'à sa vie privée. Sa bougeotte perpétuelle (elle déménageait très souvent et a vécu dans différents pays en Amérique et en Europe), son homosexualité, son amour pour les animaux...Tout cela est évoqué assez discrètement et sans voyeurisme et le plus souvent pour expliquer certains aspect de ses écrits.

Les fans de Patricia Highsmith devraient se régaler avec ce livre. Les autres, régalez-vous d'abord avec ses romans et ses nouvelles !


premières phrases : " Pour écrire ce livre sur Patricia Highsmith, je suis allé la chercher loin d'ici, de l'autre côté de l'Atlantique, sur l'île de Manhattan où, dans un curieux rêve que je fis quelques mois auparavant, je la voyais aborder après sa vie, comme, comme la passagère de L'île des morts de Böcklin, debout dans la barque voguant sur les eaux noires... Patricia Highsmith y possédait encore un petit appartement, juste avant de faire construire sa maison blanche de Tegna en Suisse, au bord d'un ravin - comme un signe un peu narquois à l'approche de sa fin de son triomphe intime."

Un long et merveilleux suicide, Patricia Highsmith, Edition Calmann-Levy, 258p.
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15 août 2006 2 15 /08 /août /2006 00:31
Je crois que c'est le deuxième livre de Stephen King que je lis, le premier étant, si je me souviens bien, Shining. Le titre n'est pas engageant et je n'aurais probablement jamais lu ce livre si Frisette ne l'avait pas proposé dans ses "lectures communes". Pourtant dès les premières lignes j'ai été intriguée et emportée par ce bouquin.
Une histoire a priori banale : un adolescent participe avec d'autres jeunes de son âge à un jeu télévisé,  une marche, très populaire et très médiatisée en Amérique. Au fil des pages, Richard Bachman (alias Stephen King) dévoile les règles du jeu qui se révèle beaucoup moins anodin qu'il n'y paraît. A chaque défaillance les participants reçoivent un avertissement, au bout de trois avertissements ils "reçoivent leur ticket". J'ai mis un certain temps à comprendre en quoi consistait le ticket en question. Pas de fantôme ni de monstre dans ce livre. Le monstre c'est la foule de plus en plus anonyme et compacte. Les concurrents sont partagés entre la rage de vaincre, la solidarité, la rivalité, la haine, le désespoir...On pense à certaines émissions de téléréalité dont le principe n'est pas si éloigné.
Plus j'avançais, plus j'étais troublée, voire mal à l'aise mais en même temps plus j'étais fascinée. j'ai "dévoré" la fin avec avidité.
Eprouvant et terrifiant mais très accrocheur...Une lecture qui m'a fait une forte impression.

premières lignes : " Une vieille Ford bleue se présenta ce matin-là au guichet du parking, l'air d'un petit chien fatigué après un longue course. Un des gardiens, un jeune homme sans expression portant uniforme kaki et ceinturon, demanda à voir la carte d'identité en plastique bleu. Le garçon assis à l'arrière la donna à sa mère, qui la remit au gardien. Celui-ci l'emporta vers un terminal d'ordinateur qui avait l'air bizarre et déplacé dans ce cadre rural. Le terminal avala la carte  et écrivit sur son écran :


GARRATY RAYMOND DAVIS
RTE 1 POWNAL MAINE
CANTON D'ANDROSGOGGIN
N°immat.49-801-89
O.K. - O.K. - O.K.


Le gardien appuya sur un bouton et tout disparut, laissant l'écran lisse, vert et vide. Il leur fit signe d'avancer."




Marche ou crève, Richard Bachman, Editions Albin Michel, Collection Le Livre de Poche, 379p.


Petite précision

Richard Bachman est Stephen King. Celui-ci a écrit un certain nombre de ses livres sous ce pseudonyme, inventant même un visage et une vie à cet auteur fictif.
Marche ou crève
est le premier roman écrit en 1979 par Richard Bachman.


Pour en savoir plus sur Richard Bachman/Stephen King


l'avis de Frisette

l'avis de Cuné


l'avis de Chimère


P.S. Cet article ne paraît qu'aujourd'hui à cause d'une erreur de programmation. Je l'avais programmé pour le 12 août 2007 !
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25 juin 2006 7 25 /06 /juin /2006 14:12
Coleman Silk est le doyen d'une université. Accusé de racisme pour un mot de trop envers des étudiants noirs, il démissionne de son poste. Sa femme décède peu de temps après. Il prend alors pour maîtresse une femme de ménage prétendument illettrée...
 
Difficile de résumer ce roman complexe en quelques lignes. J'ai failli abandonner plusieurs fois et j'avoue que j'ai lu certains passages en diagonale. Ce n'est qu'arrivée vers la moitié que  mon intérêt a commencer à se réveiller et que j'ai commencé à comprendre. Le sujet est pourtant passionnant, celui du racisme aux Etats-Unis. Mais la lecture de ce livre m'a demandé un certain effort. Philip Roth brouille les pistes, fait des détours avant de montrer où il veut en venir.

Petit à petit, on en apprend un peu plus sur Coleman et on comprend que, bien qu'étant blanc de peau, lui-même a des origines noires, et que, malgré ses efforts pour la cacher et la nier, sa "négritude" lui colle à peau comme une malédiction, une "tache", et qu'il en a souffert. Les passages qui m'ont paru les plus intéressants sont d'aileurs ceux où il est question des situations douloureuses, parfois absurdes, auxquelles il a été confronté, où l'on apprend que l'on peut être blanc de peau mais être victime de racisme parce que l'on a un ancêtre noir...

Le livre démarre au moment de l'affaire Lewinsky. Au passage, Philip Roth en profite pour critiquer une Amérique sectaire, conservatrice, conformiste et puritaine.

Un livre écrit par un écrivain brillant -peut-être un peu trop- mais il s'en dégage une certaine froideur. Philip Roth a sans doute voulu prendre de la distance avec son sujet et éviter les émotions faciles (le personnage de Coleman n'est pas forcément attachant) mais du coup, j'ai trouvé qu'il manquait à son roman une petite touche de chaleur et d'humanité. J'ai été agacée par son style que j'ai trouvé parfois trop ampoulé ou alambiqué. J'ai eu l'impression qu'il se "regardait écrire", qu'il cherchait à faire une démonstration...

Mais, tout compte fait, j'ai fini par trouver du plaisir à lire ce livre parce que la réflexion est intéressante. En m'accrochant un peu j'ai même aimé certains passages...

premières lignes : " A l'été 1998, mon voisin, Coleman Silk, retraité depuis deux ans, après une carrière à l'université d'Athena où il avait enseigné les lettres classiques pendant une vingtaine d'années puis occupé le poste de doyen les seize années suivantes, m'a confié qu'à la l'âge se soixante et onze ans il vivait une liaison avec une femme de ménage de l'université qui n'en avait que trente-quatre. Deux fois par semaine, elle faisait aussi le ménage à notre poste rurale, barque de planches grises qu'on aurait bien vu abriter une famille de fermiers de l'Oklahoma contre les vents du Dust Bowl à l'écart de tout, solitaire, fait flotter son drapeau américain à la jonction des deux roues délimitant le centre de cette petite ville à flanc de montagne."








La tache
, Philippe Roth, Editions Gallimard, 442p.

la critique de Lorraine
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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 12:10
Ce livre faisait partie des rares romans de John Irving que je n'avais pas encore lus.

Il y décortique un ménage à quatre : deux hommes échangent leurs femmes dans la transparence la plus totale : chaque mari couche avec la femme de l'autre.  En filigrane, le narrateur s'interroge sur le passé de chaque personnage et y cherche les racines de cette liaison adultère symétrique. Deux des personnages sont autrichiens, les meilleurs passages sont à mon avis les flashbacks qui se situent en Autriche.

Ce roman a quelque chose de jubilatoire : on y fait fait l'amour comme on fait du sport, on mange comme on fait l'amour, on parle librement de ses ébats amoureux avec l'autre et on échange ses impressions.

J'avais  adoré Le monde selon Garp, L'oeuvre de Dieu, la part du Diable, Une prière pour Owen. Un mariage poids moyen ne fera pas partie de mes préférés. J'ai trouvé que ça tournait un peu "en rond" par moments, mais il se laisse lire comme tout les livres de John Irving.  C'est bien écrit souvent drôle, avec des passages vraiment loufoques (les premières pages sont saisissantes !).

premières lignes : "Mon épouse, Utchka (dont j'ai naguère raccourci le nom en Utch), pourrait enseigner la patience à une bombe à retardement. Du reste, elle a même réussi à m'en enseigner un peu. Utch a certes appris la patience "à la dure". Elle est née à Eichbüchl, Autriche -petit village proche de la cité ouvrière de Wiener Neustadt, à une heure de route Vienne-, en 1938, l'année de l'Anschluss. Quand elle avait trois ans, son père fut exécuté comme saboteur bolchevique. On n'a jamais prouvé qu'il était bolchevique ; mais saboteur il l'était, sans sans aucun doute. A la fin des "événements", Wiener Neustadt devint le plus grand terrain d'aviation d'Europe et à son corps défendant, le site de l'usine allemande Messerschmitt. Le père d'Utch fut tué en 1941, pris "la main dans le sac"- en train de faire sauter des Messershmitt sur la piste de Wiener Neustadt."

Un mariage poids moyen, John Irving, Editions du Seuil, Collection Points, 294 p.
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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 23:56
Truman Capote s'est inspiré d'un fait divers réel pour écrire cette histoire.Dans une ferme isolée, une famille entière est retrouvée assassinée. Il a effectué une enquête très minutieuse sur tous les personnages, les évènements qui ont entouré cette affaire, de même que les lieux où ils se sont déroulés.
J'ai lu ce livre en ayant à l'esprit les images du film de Richard Brooks que j'ai vu récemment. D'habitude, je préfère avoir lu le livre avant de voir de film, mais pour une fois cela ne m'a pas génée car le film est très fidèle et colle vraiment à l'esprit et l'ambiance du roman. Cela a rendu ma lecture plus vivante en quelque sorte. En revanche, le film "Capote" sorti il y a quelques semaines, ne nous appporte, à mon humble avis, pas grand'chose sur la manière dont l'auteur s'est documenté. Tout au long de ma lecture, je me suis demandé comment il avait pu réunir autant d'informations et de détails et dans quelle mesure certains n'étaient pas le fruit de son imagination.   
Capote a voulu montrer l'absence de préméditation et le côté "accidentel" du meurtre. C'est comme si la rencontre entre Dick et Perry d'une part, et les Clutter d'autre part, que tout oppose devait fatalement se produire et se solder fatalement par un "clash" et comme si le meurtre était quasiment arrivé malgré eux. D'un côté une famille aisée, l'image même de la moralité et du puritanisme, de l'autre deux laissés pour compte qui n'ont pas grand'chose à perdre. Le misérable parcours de Dick et de Perry devait forcément les conduire à commettre un jour où l'autre à commettre un acte aussi monstrueux.
On sent que Capote a voulu que le lecteur se fasse son propre jugement, qu'il s'implique au maximum, qu'il ait l'impression d'avoir assisté lui-même à la scène, voire qu'il épouse le point de vue des  des deux meurtriers. C'est du moins l'impression que j'ai eu au fur et à mesure que j'avançais dans le livre.
Le côté odieux du meurtre est atténué par tout ce que l'on sait du passé de Dick et surtout de Perry. On sent que Capote a ressenti une certaine compassion et un certain attachement pour ce dernier. Il insiste particulièrement sur le côté humain des deux personnages.  Pour ma part, j'ai ressenti presque plus de sympathie pour les assasins que pour les victimes.
Un livre qui pour ma part, m'a interrogée sur la manière dont les  pulsions meurtrières peuvent se développer dans un être humain et surgir d'une manière inopinée.
De même  Capote démontre comment l'orientation du procès va déboucher fatalement sur la peine de mort. D'une manière subtile et en employant des mots anodins et des termes factuels, il explique comment tout est fait pour conduire les deux coupables à la potence : choix du juge, des avocats du jury (dont les membres sont tous pères de familles nombreuses). Et il met en exergue les lacunes du procès où l'on empêche par exemple les experts psychiatres de s'exprimer complètement.
Un livre que l'on lit comme une enquête approfondie mais aussi un livre qui fait réfléchir d'une part sur une société inégalitaire qui "fabrique" des meurtriers, d'autre part sur une justice qui pratique la loi du talion.


premières phrases : "Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines à blé de l'ouest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants du Kansas appellent "là-bas". A quelques soixante-dix miles à l'est de la frontière du Colorado, la région a une atmophère qui est plutôt Far West que Middle West avec son dur ciel bleu et son air d'une pureté de désert. Le parler local est hérissé d'un accent de la plaine, un nasillement de cow-boy, et nombreux sont les hommes qui portent d'étroits pantalons de pionniers, de grands chapeaux de feutre et des bottes à bouts pointus et à talons hauts. Le pays est plat et la vue étonnamment vaste : des chevaux, des troupeaux de bétail, une masse blanche d'élévateurs à grain, qui se dressent aussi gracieusement que des temples grecs, sont visibles bien avant que le voyageur ne les atteigne."

De sang froid
, Truman Capote (1965), Editions Gallimard, Collection Folio, 506p.
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A

ABE Kôbô, La femme des sables
ABOUET Marguerite, Aya de Yopougon (BD)
ALGOUD Albert, L'intégrale des jurons du capitaine Haddock
ANGOT Christine, Pourquoi le Brésil ?
AUSTER Paul, L'invention de la solitude
AUSTER Paul, Léviathan

B

BACHMAN Richard, Marche ou crève
BADHWAR Inderjit, La chambre des parfums

 BAKER Robin, Primal
BANKS Russell, American darling
BARBERY Muriel, L'élégance du hérisson
BENAQUISTA Tonino, Quelqu'un d'autre
BEN SADOUN Florence, La fausse veuve
BESSON Philippe, L'arrière-saison
BESSON Philippe, L'enfant d'octobre
BLONDEL Jean-Philippe, Accès direct à la plage
BOYD William,Brazzaville Plage

BOYD William La vie aux aguets


C

CAPOTE Truman, De sang froid
CAPOTE Truman, La traversée del'été
CARRERE Emmanuel, L'adversaire
CARRERE Emmanuel, La classe de neige
CARRERE Emmanuel, La moustache
CARRERE Emmanuel, Un roman russe
CHI Li Soleil Levant
Claudel Philippe, Les âmes grises

D

DE ROSNAY Tatiana, Spirales
DONGALA Emmanuel B. Les petits garçons naissent aussi des étoiles
DUBOIS Jean-Paul, Une vie française
Dubois Jean-Paul, Hommes entre eux
Duong Thu Huong, Terre des oublis

E

EMECHETA Buchi, Citoyen de seconde zone
ERNAUX Annie
EVERETT Percival, Désert américain

F

FAYE Eric, Le syndicat des pauvres types
FARGUES Nicolas, J'étais derrière toi
FARGUES Nicolas, Rade Terminus

 FLYNN Gillian, Les apparences
FRAPPAT Hélène, Par effraction

G

 

GALLAY Claudie, Les déferlantes
GANDER Forrest, En ami
GARCIA MARQUEZ Gabriel, Cent ans de solitude
GAUDE Laurent, La mort du roi Tsongor
GAVALDA Anna, Ensemble, c'est tout

H

 

Haddon Mark, Le bizarre incident du chien pendant la nuit

HAMPATE BA Amadou, Amkoullel, l'enfant Peul

HETU  Julie, Baie Déception
HIGHSMITH Patricia
HIRAIDE Takashi, Le chat qui venait du ciel
HOLDER Eric, La baïne
HOSSEINI Khaled, Les cerfs-volants de Kaboul
HOUELLEBECQ Michel

I

IRVING John, Je te retrouverai
IRVING John, Un mariage poids moyen
ISHIGURO Kazuo, Auprès de moi toujours
ISHIGURO Kazuo, Lumière pâle sur les collines

J

JAUFFRET Régis

JONASSON Jonas, Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire
K

KASISCHKE Laura A moi pour toujours

KASISCHKE Laura, A Suspicious River

KASISCHKE Laura, La couronne verte
KASICHKE Laura, Un oiseau blanc dans le blizzard

KASISCHKE Laura, Rêves de garçons
KAWABATA Yasunari, Pays de neige
KENNEDY Douglas, Cul-de-sac

KENNEDY Douglas, The woman in the fifth
KENNEDY Douglas, Rien ne va  plus

KETTLER Pierre-François, L'arc de la lune
KHADRA Yasmina, L'attentat
KORBJITTI Chart, La chute de Fak
KOUROUMA Ahmadou, Le soleil des indépendances
KOUROUMA Ahmadou, Allah n'est pas obligé

L

LARCENET Manu, Le combat ordinaire (BD)
LARSSON Stieg, Milenium I : les hommes qui n'aimaient pas les femmes
LARSSON Stieg, Millenium II : la fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

LE CALLET Blandine, la ballade de Lila K
LEE Harper, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
LEIGH Julia, Ailleurs
LEWIS Roy, Pourquoi j'ai mangé mon père

M


MABANCKOU Alain, Black Bazar

MAC CARTHY Cormac, La route
MAC CORMACK Eric, L'épouse hollandaise

MANKELL Henning, Comedia infantil
MANKELL Henning, Le fils du vent
MANKELL Henning, Meurtriers sans visage
MANKELL Henning, Tea-Bag

MAZETTI Katarina, Le mec de la tombe d'à côté
MIANO Léonora, Contours du jours qui vient
MIANO Léonora, L'intérieur de la nuit

MILLAS Juan José, Le dédordre de ton nom
MIURA Kiyohiro, Je veux devenir moine zen

MOGGACH Deborah, Ces petites choses

MURAKAMI Haruki, 1Q84
MURAKAMI Haruki, Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil
MURAKAMI Haruki, Chroniques de l'oiseau à ressort
MURAKAMI Haruki, Danse, danse, danse
MURAKAMI Haruki, La course au mouton sauvage
MURAKAMI Haruki, La ballade de l'impossible
MURAKAMI Haruki, La fin des temps
MURAKAMI Haruki, Les amants du Spoutnik
MURAKAMI Haruki, Kafka sur le rivage

MURAKAMI Haruki, Sommeil

N

NGOZI ADICHIE Chimananda, L'hibiscus pourpre
NOTHOMB Amélie, Biographie de la faim

O

OATES Joyce Carol, Les chutes
OGAWA Yôkô, La formule préférée du professeur
OGAWA Yôkô, La petite pièce hexagonale
OGAWA Yôkô, L'annulaire
OGAWA Yôkô, Le musée du silence
O'FAOLAIN Nuala, On s'est déjà vu quelque part ?
O'FAOLAIN Nuala, Chimères
OVALDE Véronique, Et mon coeur transparent

P

PAASILINNA Arto, Le bestial serviteur du pasteur Huuskonen
PAASILINNA Arto, Le lièvre de Vatanen
PAASILINNA Arto, Petits suicides entre amis
PEJU Pierre, La diagonale du vide
PESSL Marisha, La physique des catastrophes
PETILLON, L'affaire du voile (BD)
PINGEOT Mazarine, Le cimetière des poupées

R

RENDELL Ruth,L'analphabète
RIVIERE François, Un long et meveilleux suicide
ROTH Philip, La tache
ROY Arundhati, Le dieu des petits riens
RUFFIN Jean-Christophe, Rouge Brésil
RUIZ ZAFON Carlos, L'ombre du vent
RUSSO Richard, Le déclin de l'empire Whiting
RYU Murakami,Les bébés de la consigne automatique

S

SATRAPI Marjane, Persepolis (BD)
SCHUITEN François, La tour (BD)
SEMPE-GOSCINY, Le petit Nicolas
SEN Selina, Après la mousson

SERRE Anne, Les débutants
SI JE Dai, Le complexe de Di

T

 

TANIGUCHI Jirô
TOURNIER Michel, Le roi des Aulnes

U

UDALL Brady, Le destin miraculeux d'Edgar Mint

UDALL Brady, Le polygame Solitaire

V

 

VANN David, Désolations
VANN David, Sukkwann Island
VARGAS Fred, Pars vite et reviens tard

Y

YOSHIMOTO Banana, Kitchen
YOSHIMURA Akira, La jeune fille suppliciée sur une étagère

 

Z


ZWEIG Stefan, Marie-Antoinette

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