un mariage poids moyen

Publié le par Clarinette

Ce livre faisait partie des rares romans de John Irving que je n'avais pas encore lus.

Il y décortique un ménage à quatre : deux hommes échangent leurs femmes dans la transparence la plus totale : chaque mari couche avec la femme de l'autre.  En filigrane, le narrateur s'interroge sur le passé de chaque personnage et y cherche les racines de cette liaison adultère symétrique. Deux des personnages sont autrichiens, les meilleurs passages sont à mon avis les flashbacks qui se situent en Autriche.

Ce roman a quelque chose de jubilatoire : on y fait fait l'amour comme on fait du sport, on mange comme on fait l'amour, on parle librement de ses ébats amoureux avec l'autre et on échange ses impressions.

J'avais  adoré Le monde selon Garp, L'oeuvre de Dieu, la part du Diable, Une prière pour Owen. Un mariage poids moyen ne fera pas partie de mes préférés. J'ai trouvé que ça tournait un peu "en rond" par moments, mais il se laisse lire comme tout les livres de John Irving.  C'est bien écrit souvent drôle, avec des passages vraiment loufoques (les premières pages sont saisissantes !).

premières lignes : "Mon épouse, Utchka (dont j'ai naguère raccourci le nom en Utch), pourrait enseigner la patience à une bombe à retardement. Du reste, elle a même réussi à m'en enseigner un peu. Utch a certes appris la patience "à la dure". Elle est née à Eichbüchl, Autriche -petit village proche de la cité ouvrière de Wiener Neustadt, à une heure de route Vienne-, en 1938, l'année de l'Anschluss. Quand elle avait trois ans, son père fut exécuté comme saboteur bolchevique. On n'a jamais prouvé qu'il était bolchevique ; mais saboteur il l'était, sans sans aucun doute. A la fin des "événements", Wiener Neustadt devint le plus grand terrain d'aviation d'Europe et à son corps défendant, le site de l'usine allemande Messerschmitt. Le père d'Utch fut tué en 1941, pris "la main dans le sac"- en train de faire sauter des Messershmitt sur la piste de Wiener Neustadt."

Un mariage poids moyen, John Irving, Editions du Seuil, Collection Points, 294 p.
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M
Oui ils ont tous 2 super intéressants mais Paul Théroux est l'auteur d'Ozone et de Mosquito coast. Ses oeuvres les plus passionnantes sont issues de réels voyages en train dans tous les pays du monde. (La Chine à petite vapeur, The great railway bazaar, Patagonie express...) . Je signale en passant qu'il parle pas mal de langues ce qui lui permet de discuter avec les autres passagers.
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M
Je m'étonne de ne pas trouver Joyce Carol OATES dans la section littérature nord américaine! Elle est tellement géniale. Lisez tout, vous verrez! Et pour voyager il y a Paul Théroux qui parcourt le monde en train et qui est plein d'humour, VS Naipaul aussi.<br /> Morea
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C
<br /> Oui, c'est vrai, mon chemin n'a pas encore croisé celui de tous ces auteurs, mais ça ne saurait tarder...surtout ceux de Joyce Carol Oates et VS Naipaul dont j'ai déjà beaucoup entendu parler !<br /> <br /> <br />
C
De John IRVING, j'ai adoré "Une veuve de papier".
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A
"L'oeuvre de Dieu, la part du diable" est le seul livre de John Irving. Il m'a beaucoup marqué parce qu'il véhicule de façon simple et avec un respect de la femme le droit à l'avortement. Historiquement je l'ai trouvé très instrustif pour moi qui travaille dans une maternité. Et pour finir l'intrigue rend le roman passionnant.
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