la chambre des parfums

Publié le par Clarinette

Une vie indienne

Ce livre est avant tout un hommage vibrant au père du narrateur, un shikari (chasseur) : "Papa à la chasse", "les parfums de Papa",  "Papa est malade"... J'espérais une sorte de
"Vie française" à l'indienne, je sortais juste du roman de Jean-Paul Dubois et je n'ai pas pu m'empêcher de mettre les deux livres en parallèle. Cette lecture m'a parue fastidieuse au début. Pourtant cette description de l'Inde partagée entre traditions et modernisme, les différentes religions qui la composent, tiraillée entre sa propre culture et la culture anglo-saxonne importée par le colonialisme et du fossé qui sépare les générations aurait pu être intéressante. Certains passages ont quand même attiré mon attention et m'ont donné envie de continuer.
La deuxième moitié du livre est plus axée sur le narrateur lui-même (on apprend qu'il s'appelle Tan). Celui-ci vit aux Etats-Unis. Il ya des moments très drôles, il y des réflexions intéressantes sur le fémininisme, sur les conflits de culture entre Orient et Occident. Tan et ses amis "philosophent", se posent des questions métaphysiques. On est alors en plein dans les années 70. Tan est partagé entre le désir  de continuer à évoluer dans le mode de vie américain et celui de revenir à ses sources indiennes.
J'ai trouvé que l'ensemble était un peu décousu et j'ai eu du mal à soutenir mon attention tout au long de ma lecture. Les derniers chapitres m'on plus touchée,  j'ai fini par comprendre où l'auteur voulait en venir. Et puis, ce livre m'a permis en outre d'apprendre deux ou trois choses intéressantes sur la culture hindoue.
Un livre pour lequel je garde une impression mitigée. Si j'avais le courage, je relirais le début que j'avoue avoir lu un peu en diagonale, je suis peut-être passée à côté de quelque chose.

premières phrases : "Il sentait si bon, Papa.
Dehors, en juin, les vents chauds menaient la danse. Et valsaient avec eux les dunes de sable projetées vers un ciel incandescent d'où elles retombaient en nappes jaunes qui s'infiltraient chez nous, par dessous les massives portes de bois, et nous emplissaient les narines. Entre nos murs planait cette pouussière corrosive chargée d'une odeur de boue et de fumier. Parfois, les ailes géantes des ventilateurs nous projetaient au visage des gouttelettes issue du système de refroidissement des épurateurs d'air garnis de paille et de copeaux. On respirait alors, le parfum béni d'une averse sur le sol extérieur brulé par le soleil."


La chambre des parfums, Inderjit Badhwar, Le Livre de Poche, 408p.

la critique de Marianne

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Publié dans littérature asiatique

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M
Merci.
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C
Il n'y a pas de quoi, Martine !