Mercredi 25 janvier 2006
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Dans ce livre Nuala O'Faolain raconte la première partie de sa vie, se raconte et a beaucoup de choses à dire. Elle parle de son enfance perturbée entre son père absent et volage et sa mère alcoolique. Elle ne se contente pas de relater une suite d'évènements dans un ordre chronologique et ne cherche pas non plus à se répandre sur son enfance malheureuse, elle analyse et cherche le sens de son existence.Ce livre a été écrit avant Chimères, mais on trouve déjà le même ton juste, la même manière qu'a Nuala O'Faolain d'aller jusqu'au bout des choses. Elle parle d'elle-même, de son intimité et de sa vie amoureuse chaotique sans exhibitionnisme mais sans fausse pudeur non plus, avec honnêteté et sincérité. Son parcours professionnel de journaliste est exceptionnel et riche, mais elle n'en fait pas étalage, elle explore ses failles sans concession et nous fait part de ses questionnements, de ses doutes et de l'éveil de sa conscience politique et féministe Comme Kathleen de Burca dans Chimères, elle s'interroge sur son identité irlandaise. On devine, d'ailleurs qu'elle a mis beaucoup d'elle même pour créer le personnage de Kathleen.
Les passages que j'ai préférés sont ceux où elle parle de son pays, de son enfance, de sa famille, de ses amours.
Il m'est arrivé par moment de décrocher notamment lorsqu'il s'agissait de ses rencontres littéraires et de son parcours professionnel. J'ai préféré les passages plus intimes, je trouve que c'est là qu'elle s'exprime le mieux, c'est là en tout cas qu'elle m'a le plus touchée.
Comme dans Chimères, Nuala O'Faolain établit une sorte de connivence avec son lecteur. A la fin je me suis dit que si que si j'avais autant de talent qu'elle pour raconter ma vie, je m'y mettrais tout de suite.
Premières phrases : "Arrivée à la trentaine, j'étais dans une mauvaise passe et je vivais seule à Londres où je travaillais comme productrice de télévision à la BBC. L'homme qui avais été le centre de ma vie pendant dix ans, et que je m'étais apprêtée à épouser autrefois, avait fini par partir. Je suis rentrée un jour dans notre appartement d'Islington, et j'ai trouvé un mot sur la table qui disait :"De retour mardi." Je savais qu'il ne reviendrait pas et il n'est pas revenu. Je ne le désirais pas vraiment. Nous n'en pouvions plus. Malgré ça, je ne savais pas quoi faire. Je passais des soirées dans un fauteuil à lire et à boire des quantités de mauvais vin blanc. Je disais bonjour au frigo quand le moteur se mettait à ronronner."
On s'est déjà vu quelque part, Nuala O'Faolain, Editions 10/18, 312 p.
Par Clarinette
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Publié dans : littérature irlandaise
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Difficile de résumer ce roman en quelques lignes, tellement il est riche et dense. On peut être rebuté par son épaisseur. C'a été mon cas au début, puis je me suis immergée dans ces histoires racontées par Nuala O'Faolain et voyagé avec Kathleen de Burca son héroïne à travers le temps et l'espace.

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