Il s'agit là de la première apparition de l'inspecteur Kurt Walander, personnage fétiche de Henning Mankell. Dans une ferme isolée, un couple de vieux paysans a été sauvagement assassiné. Juste avant de mourir la femme prononce le mot "étranger", l'attention se porte alors sur tous les réfugiés des alentours qui deviennent la cible de crimes racistes. J'aurais bien aimé aimer ce livre, autant que j'avais aimé Comedia Infantil et surtout, Le fils du vent. On m'a dit beaucoup de bien de cet auteur et sa série policière. Mais, si j'ai réussi à aller jusqu'à la fin du roman sans difficulté et disons, sans déplaisir, je me suis un petit peu ennuyée. En plus de l'enquête en elle même on suit l'inspecteur dans sa vie et ses tracas quotidiens, ses problèmes sentimentaux et familiaux, ses états d'âme... Henning Mankell a voulu semble-t-il humaniser au maximum son personnage et en faire un un homme tout ce qu'il y a de plus ordinaire, l'antithèse d'un héros. Mais j'ai trouvé que cela plombait l'intrigue et en ralentissait le rythme. Ses préoccupations m'ont parues parfois trop banales et terre-à-terre...Ce roman a toutefois le mérite de nous balader dans la Suède profonde loin des clichés que l'on pourrait avoir sur ce pays. Kurt Walander, policier de la vieille école, est déconcerté face aux mutations de son pays confronté à une immigration de plus en plus importante et aux problème de violence et de racisme que cela engendre... Peut-être étais-je encore sous l'effet de mes deux lectures précédentes, qui, chacune dans son genre, m'ont fortement marquée. Et puis, je suis peut-être passée à côté de quelque chose. Alors, à l'occasion, je donnerai une seconde chance à l'inspecteur Kurt Walander et je me lancerai dans une autre de ses aventures.
premières lignes : "Il a oublié quelque chose, il le sait avec certitude en se réveillant. Il a rêvé de quelque chose au cours de la nuit. Il faut qu'il se souvienne de quelque chose. Il tente de se rappeler. mais le sommeil ressemble à un trou noir. Un puits qui ne révèle rien de ce qu'il contient. Je n'ai pourtant pas rêvé des taureaux, se dit-il. Dans ce cas-là, je serais en sueur, comme si j'avais eu pendant la nuit un accès de fièvre se traduisant par des douleurs. Cette nuit, les taureaux m'ont laissé en paix. Il reste couché dans l'obscurité, sans bouger, et tend l'oreille. La respiration de sa femme est si faible, à côté de lui, qu'il la perçoit à peine. Un matin, je la retrouverai morte près de moi sans que je m'en sois aperçu, se dit-il. Ou bien l'inverse. Il faudra bien que l'un de nous meure avant l'autre. Un jour, l'aube impliquera que l'un des deux est désormais seul."
Meurtriers sans visage, Henning Mankell, Editions Seuil, Collection Points, 386p.
Walander mérite une seconde chance et Mankell est un très bon.J'en ai lu quatre et aime notamment Les chiens de Riga et La lionneblanche.j'ennparle dans une note un peu ancienne appelèe Nord.
Si, après l'excellent Henning Mankell, les polars polaires vous tentent : l'islandais Arnaldur Indridason (La femme en vert, La voix, ...) le norvégien Jo Nesbo le finlandais Matti Yrjänä Joensuu etc ...
Commentaire n°2
posté par
BMR & MAM
le 29/03/2007 à 13h22
je te conseille "La Lionne Blanche". Il est excellent Tout comme ton blog, dont je mets un lien sur le mien afin de retrouver facilement le chemin de ton ciel !!
Commentaire n°3
posté par
Géraldine
le 27/10/2008 à 00h30
Merci, je prends note ! Et je te mets en lien aussi ...
Walander mérite une seconde chance et Mankell est un très bon.J'en ai lu quatre et aime notamment Les chiens de Riga et La lionne blanche.j'ennparle dans une note un peu ancienne appelèe Nord.
Bonne lecture
l'islandais Arnaldur Indridason (La femme en vert, La voix, ...)
le norvégien Jo Nesbo
le finlandais Matti Yrjänä Joensuu
etc ...
Tout comme ton blog, dont je mets un lien sur le mien afin de retrouver facilement le chemin de ton ciel !!