Mercredi 7 mai 2008
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Un petit livre tout simple au style épuré. Un roman semble-t-il largement autobiographique où l'auteur retrace le parcours de son
fils qui s'est découvert très jeune une vocation de moine zen.
On peut, par moments, avoir du mal à comprendre les motivations de l'enfant et les réactions de ses parents et être dérouté par le peu de passion et d'émotion qu'ils expriment. Miura
relate avec détachement et même bonne
humeur un évènement qui pourrait paraître douloureux pour
des occidentaux . Mais ce livre permet, justement, une approche simplifiée de la religion zen (dérivée du bouddhisme) et de mieux comprendre la culture japonaise qui en est profondément imprégnée.
Rien que pour ça ce livre vaut le coup d'être lu.
extrait : "-Ce que je n'ai pas réussi à mener à bien hier, j'ai pu le faire aujourd'hui. Et c'est peut-être ça la joie...
[...]L'homme est capable en toute circonstance de découvrir la joie. La vie est une accumulation de petites joies. Plutôt que de la joie, il conviendrait peut-être mieux de parler de
reconnaissance. Par comparaison, aimer l'autre sexe ou gagner à la loterie sont des joies infiniment pplus aléatoires. Plus la joie est forte, plus elle est de courte durée et il est impossible de
miser dessus."
Je veux devenir moine zen , Kiyohiro MIURA, Editions Picquier Poche,138p.
Par Clarinette
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Publié dans : littérature asiatique
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Dimanche 13 janvier 2008
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Vientiane
Par Clarinette
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Publié dans : voyages et escapades
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Mardi 8 janvier 2008
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Par Clarinette
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Publié dans : voyages et escapades
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Lundi 7 janvier 2008
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Par Clarinette
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Publié dans : voyages et escapades
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Lundi 7 janvier 2008
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J'ai pris ce livre avec un mélange d'appréhension et de curiosité. Et puis, dès les premières phrases, j'ai été happée. Nicolas Fargues s'adresse au lecteur
comme s'il se confiait à un vieux pote de toujours. Il raconte son histoire, celle de sa vie de couple perturbée et finissante avec Alexandrine, sa femme africaine, celle de son amour pour Alice
une femme rencontrée lors d'un week-end en Italie. Il se dévoile, se déshabille se met à nu devant nous, lecteurs, et c'est troublant. Il n'y a rien d'indécent ni d'obscène dans ce déballage
intime. Il frôle la ligne rouge sans jamais la dépasser et ne porte jamais atteinte à la pudeur ni à la dignité de ses protagonistes.
On entre directement dans la tête d'un homme. On a ainsi accès à ses pensées, son ressenti d'homme moderne, de mâle occidental "castré", dépossédé de ses attributs virils par une femme autoritaire
et possessive.
J'ai pu être agacée par son ton de victime, j'ai pu penser qu'il en rajoutait, j'ai pu avoir du mal à croire à son histoire d'homme maltraité. Et aussi, j'ai eu du mal à accepter la théorie selon
laquelle, ses problèmes de couple venaient de la différence de couleur de peau entre sa femme et lui, du fameux impossible dialogue Nord-Sud. Comme si, pour vivre ensemble et en harmonie, il
fallait forcément être de la même culture et de la même couleur. Et puis sa rancoeur, déjà très présente dans Rade
Terminus, vis à vis de l'Afrique et des Africain(e)s m'a mis mal à l'aise.
Mais j'ai adoré le lire, j'aimerais être capable de me livrer avec autant de liberté et de facilité. J'imagine quel exutoire cela a du être pour lui.
Et enfin le récit de son histoire d'amour avec Alice est très belle, comme on aimerait tous en vivre. Ses descriptions de l'Italie et des Italiens sont magnifiques sans doute idéalisées par l'amour
qu'il porte à une Italienne mais elles donnent envie d'y partir tout de suite.
Certains de ses propos m'ont heurtée, mais j'ai été séduite par la transparence et la sincérité dont fait preuve
Nicolas Fargues dans ce livre, je me suis sentie concernée par son histoire. C'est, à mon avis, le principal atout de ce roman.
extrait : "En fait, j'ai attendu la trentaine pour comprendre que j'étais exactement comme tout le monde et qu'on était tous dans la même galère, que j'avais été un sacré abruti de
me croire au-dessus de la mêlée. d'ailleurs, ma psy, c'est ce qu'elle m'a dit dès notre première séance au mois de juin : "maintenant, vous n'êtes plus au-dessus des autres, vous êtes parmi
les autres", en insistant bien sur parmi. Les autres, avant, moi, je pensais que je n'avais rien à leur dire. Mais, les autres, j'ai été bien content de les trouver, quand j'ai
eu besoin de parler. Parce, que tu sais, avant, je ne parlais pas. Monsieur pas de problème, je te dis. Et, aujourd'hui, je peux te dire que c'est parce que j'ai parlé des heures, à des
oreilles attentives ou non d'ailleurs, peu importe, que je m'en suis tiré. Oui je le dis haut et fort : Merci les autres, merci ! Vous m'avez sauvé la vie, et pardonnez-moi de vous avoir si
longtemps pris de si haut, je vous jure que j'ai bien retenu la leçon et que je ne le ferais plus !"
J'étais derrière toi, Nicolas Fargues, Editions P.O.L, Collection Folio, 236p.
Par Clarinette
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Publié dans : littérature française
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Dimanche 6 janvier 2008
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Par Clarinette
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Dimanche 6 janvier 2008
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Bonne année et belles lectures à tous !
Par Clarinette
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Publié dans : en apparté
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Dimanche 18 novembre 2007
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Je n'ai pas réussi à venir à bout de La chute de Fak. Je n'ai pas réussi à compatir aux
déboires du pauvre Fak. Homme de peine dans un monastère dans une province de Thaïlande, il subit toutes sorte d'humiliations et sombre peu à peu dans la déchéance. J'espérais retrouver dans ce
livre l'impression de douceur et de sérénité que j'ai ressenti en visitant des temples et des monastères bouddhiques mais c'est tout le contraire. Le monastère où vit Fak est le royaume de
l'injustice, de l'intolérance et de l'hypocrisie. Ce roman a au moins le mérite de casser les clichés que l'on pourrait avoir sur l'Asie et sur le boudhisme. Un autre intérêt de ce roman est les
descriptions que fait l'auteur du mode de vie et des rites des moines. Mais cela n'a pas suffit à accrocher mon attention, j'ai lu avec peine la première moitié puis j'ai survolé la
deuxième moitié jusqu'au dénouement.
La chute de Fak donne une vision sombre et pessimiste de la société Thaï et de l'univers monacal bouddhique. Un livre qui correspond sûrement à une réalité mais je suis
revenue d'Asie la tête pleine d'images idylliques et sûrement idéalisées des monastères et des temples que j'ai visités là-bas, j'avais envie de rester sur cette image. Les malheurs de Fak
m'ont paru déprimant, le style ennuyeux -à moins que ça ne vienne de la traduction ?.
premières phrases : "Ceci est l'histoire d'un jeune home qui a pris Pour femme une veuve qui n'avait pas toute sa raison. (L'histoire se serait sans doute terminée là si la veuve n'avait
été la femme de son père.) Et par le plus grand des hasards cette histoire est arrivée au sein d'une petite commuanauté rurale, si bien qu'elle est devenue un scandale énorme qui a ébranlé les
convictons morales de presque tut le monde dans le village, chascun y allant de ses commentaires est jugements en fonction del'opinion qu'il s'était faite des cette relation contre nature."
La chute de Fak , Chart Korbjitti, Editions du Seuil, 303p.
Par Clarinette
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Publié dans : littérature asiatique
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Jeudi 1 novembre 2007
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J'hésitais un peu à aller voir ce film, j'avais peur qu'il s'agisse d'un banal film "à la française". Et puis, je me suis laissé
convaincre par les critiques excellentes, par le casting et puis par le souvenir des films de Claude Miller que j'ai vus et aimés (L'effrontée, La petite voleuse,
La classe de neige, Betty Fischer). Et je n'ai pas été déçue, Un secret est un beau film sensible et émouvant.
François est né dans une famille juive dans la France de l'après-guerre. C'est un garçon fragile et solitaire dont le père ne parvient pas à faire un grand sportif. Pour combler ses lacunes,
François s'est inventé un frère qui réalise des exploits que lui-même est incapable d'accomplir. Un jour il découvre un chien en peluche dans une malle. Il finit par apprendre qu'il a réellement eu
un frère et que ses parents lui cachent un terrible secret.
Adapté du roman de Philippe Grimbert, le film est construit sur plusieurs époques : on voit François enfant, adolescent et adulte avec des allers et retours dans le temps. C'est ce qui donne un
rythme intéressant au film. Petit à petit le puzzle se reconstitue.
Un film sur le deuil,
sur la culpabilité, le pardon...C'est aussi une quête de vérité et un travail de recherche sur son
passé et celui de ses parents que l'auteur va accomplir pour pouvoir se reconstruire.
Un secret, de Claude Miller avec Patrick Bruel, Cécile de France, Ludivine Sagnier, Julie Depardieu, Mathieu
Amalric...
Par Clarinette
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Publié dans : cinéma
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Mardi 16 octobre 2007
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L'univers de Yôkô Ogawa est décidément bien étrange. Comme dans Le musée du silence il est question dans L'annulaire de collecter toute sorte
d'objets très divers, dans un laboratoire cette fois, pour en faire des "spécimens". Il faut croire qu'il s'agit d'une obsession chez cette auteure. L'ambiance est froide teintée d'un érotisme
glacé. Il a un rapport un peu sado-maso entre la jeune secrétaire et son employeur et pas de vrais sentiments ni d'émotions...L'écriture d'Ogawa est très limpide c'est qui fait que ce livre reste
"lisible" malgré un sujet plutôt austère.
Bref, comme dans beaucoup de romans japonais, il y a quelque chose qui a échappé à mon regard de lectrice occidentale, mais c'est sans doute aussi cela qui me séduit : le côté mystérieux et
exotique de la littérature japonaise...
premières phrases : "Cela fera bientôt un an que je travaille dans ce laboratoire de spécimens. Comme ce n'est pas du
tout le même genre de travail que celui que je faisais avant, au début j'étais désorientée, mais maintenant, j'y suis complètement habituée. Je maîtrise parfaitement l'endroit où sont rangés les
papiers importants, je sais taper à la machine, et, en ce qui concerne les demandes de renseignements par téléphone, je suis capable d'expliquer poliment et avec gentillesse le rôle du laboratoire.
De fait, la plupart des gens qui téléphonent sont satisfaits de mes explications, et sans doute aussi rassurés puisque le lendemain il viennent frapper à la porte du laboratoire, leur précieuse
marchandise serrée sur le coeur."
L'annulaire , Yôkô Ogawa, Editions Babel
Par Clarinette
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Publié dans : littérature asiatique
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